La commission d’évaluation de la gestion de l’eau potable pendant l’Aïd el Idha a présenté, lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 19 août 2019, les résultats d’enquête sur les causes des coupures d’eau courante durant l’Aïd.
Une commission relevant du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche présidée par le ministre, Samir Taïeb et réunissant des experts en la matière à l’instar de Ameur Horchani, Hamadi Hbaïeb, Ahmed Mammou, Mohamed Raouf Mahjoub, Lotfi Frigui, Ali Kochk et Abdelhamid Mnajja.
La commission a été formée suite aux coupures récurrentes de l’eau potable dans plusieurs régions du pays à savoir Tunis, Sfax, Béja, Kef, Zaghouan et qui ont coïncidé avec une consommation exceptionnelle de l’eau pendant les jours de l’Aïd el Idha les 11, 12 et 13 août 2019.
Le président de la commission, Ameur Horchani a précisé que la hausse de la demande en eau potable les jours de l’Aïd par les ménages aussi bien que les établissements touristiques ainsi que celle des températures sont essentiellement à l’origine des perturbations d’approvisionnement.
Ces 112 anomalies ont touché, selon M. Horchani, 105 mille foyers et établissements pendant les 3 jours de l’Aïd.
Et d’ajouter que durant cette période, les agents de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) ont réparé plus de 50 pannes au niveau des réseaux nationaux soulignant que la Société avait, avant l’Aïd, rempli les réservoirs en eau.
Rappelons que suite à ces perturbations, des citoyens ont protesté à Ennahli coupant de nombreuses routes et engendrant ainsi des embouteillages et de longues files d’attente.
Les partis politiques ainsi que les organisations nationales ont également contesté ces coupures. Afek Tounes a tenu le gouvernement pour responsable de ces perturbations l’accusant d’être « préoccupé par la campagne électorale au lieu de concentrer ses efforts sur le service public ».
Il a, ainsi appelé les autorités de tutelle à intervenir d’urgence pour rétablir l’eau potable revendiquant des explications à propos des circonstances ayant conduit à ces coupures.
La même position a été partagée par le président de Beni Watani, Saïd Aïdi et le président de Machrouû Tounes, Mohsen Marzouk.
Les 2 candidats à la présidentielle ont, en effet, dénoncé l’échec du gouvernement et de sa gouvernance.
L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a, de son côté, condamné ces agissements exhortant les autorités à ouvrir une enquête à ce propos.
B.L










