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Bilel Sahnoun aux politiciens en course pour les élections : il faut développer davantage le marché financier !

En cette période électorale, le directeur général de la Bourse de Tunis Bilel Sahnoun s’adressant aux politiciens, dans une interview accordée ce mardi 27 août 2019 à Wassim Ben Larbi dans son émission Expresso sur Express Fm, a fait le point sur les besoins du marché financier tunisien afin qu’il devienne plus performant et réponde mieux aux besoins de l’économie nationale.

 

«Le marché financier tunisien doit jouer le rôle de celui des autres marchés de par le monde : financer l’économie. Les moyennes dans le monde sont d l’ordre de 30%. En Tunisie, le marché financier ne participe au financement de l’économie qu’à hauteur de 10%. Ceci est dû à plusieurs facteurs notamment la petite taille du marché, sans profondeur et sans diversité de titres et pas attirant pour les investisseurs. Les investisseurs, étrangers et locaux, dénoncent la difficulté d’entrée et de sortie du marché financier. Dans ce cadre, il faut noter que la loi de change doit être vulgarisée pour eux. La bourse tunisienne ne concerne pas les grands investisseurs, leur ticket d’entrée étant de 100 millions de dollars, ils ne peuvent pas les investir en Tunisie, ne trouvant pas l’offre adéquate», a expliqué M. Sahnoun.

 

S’agissant des besoins du marché pour la période future, il a indiqué : «Nos revendications pour le prochain quinquennat est que la capitalisation du marché doit être multipliée par deux. On doit également passer du « frontier market » à l’« emerging market« , ceci ne peut se réaliser à travers l’introduction de petites et moyennes entreprises, il faut l’introduction de grandes sociétés, soient de grands groupes privés dont la majorité est introduite sur le marché, soient les grandes sociétés publiques.

J’estime qu’il est du devoir des politiciens qui vont prendre le relais de penser à la bourse, pour la consolider via l’introduction de sociétés importantes, notamment publiques».

 

Et d’ajouter : «Nous devons travailler sur une nouvelle législation, la loi actuelle date de 1994 soit 25 ans, l’industrie financière a beaucoup évolué ses dernières années et la loi est devenue anachronique et nous avons besoin d’une nouvelle loi.

Actuellement, nous (ministère des Finances, CMF, Tunisie Clearing et la Bourse) sommes en train d\’élaborer un projet de loi avec l’appui de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd). Cette loi simplifiera la création de nouvelles ressources financières, qui répond aux besoins d’une certaine catégorie d’investisseurs averses aux risques, qui capte de nouvelles catégories d’investisseurs et qui soit en adéquation avec ce qui se trouve sur les autres places boursières du monde. Au menu des produits dérivés, des nouveaux prestataires de services d’investissement avec des spécialisations».

Le directeur général de la Bourse de Tunis a également précisé l’importance des décisions prises dans les Lois de finances qui se succédent pour encourager l’investisseur ou les sociétés qui veulent s’introduire, en permettant d’améliorer la profondeur du marché, mais également de remettre à flot le taux d’épargne national, qui a diminué de moitié par rapport à 2010.

«Le marché et les institutionnels peuvent créer de nouveaux produits financiers capables de capter des investisseurs, collecter des fonds et améliorer le taux d’épargne national», a-t-il soutenu.

 

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