Le candidat de Tahya Tounes à la présidentielle, Youssef Chahed est intervenu vendredi 30 août 2019, sur le plateau de l’émission quotidienne « le locataire de Carthage » (Saken Carthage) sur Attessia TV en partenariat avec Business News, pour revenir sur sa candidature à la présidentielle ainsi que sur son bilan en tant que chef de gouvernement.
Dans un premier temps, Youssef Chahed a indiqué qu’il se présente à la présidentielle parce qu’il aspire à représenter une nouvelle génération de la classe politique, soulignant que les jeunes doivent occuper des postes de responsabilité. « Je veux bâtir un Etat équitable où le citoyen peut ressentir et vivre pleinement sa citoyenneté. Je veux aussi barrer la route à la corruption et aux corrompus ».
Youssef Chahed s’est engagé à rompre avec les anciennes mentalités et à briser les lois et les pratiques entravant le développement du pays. Il s’est, également, engagé à ne pas impliquer sa famille dans la vie politique s’il est élu président. Revenant sur ses priorités, il a indiqué que la mise en place de la cour constitutionnelle fait partie de ses premières priorités.
Interrogé sur le danger que peut représenter Hafedh Caïd Essebsi pour le pays, Youssef Chahed a répondu, « S’il vous plaît arrêtons de parler de lui, celui-là, il est déjà parti », accompagnant sa réponse d’un geste de mépris tout en soulignant que Nidaa Tounes, sous la direction de Hafedh Caïd Essebsi, n’avait pas soutenu son gouvernement.
Youssef Chahed a, également, indiqué qu’il est naturel de parler des projets gouvernementaux durant sa campagne électorale, puisqu’il s’agit finalement de son bilan à la tête de ce gouvernement. Toutefois, il a avoué les échecs et les difficultés de son gouvernement sur le plan de la communication, d’autant plus qu’il avait promis d’organiser des points d’évaluation mensuels sur les réseaux sociaux.
Il est, également, revenu sur les déclarations du secrétaire général de son parti, Slim Azzabi qui avait épinglé la prolifération « d’une mafia médiatique politique », indiquant dans un lapsus « nous allons lancer une mafia contre ces gens-là », avant de se rattraper en indiquant qu’une guerre sera lancée contre ces mafias. Il a souligné que cela s’inscrit dans sa lutte contre la corruption et que cette mafia vit ces derniers jours.
Par ailleurs, Youssef Chahed a dénoncé la lenteur et les blocages de certains projets de loi au niveau du parlement, « Personnellement, j’évite les lois. Si j’ai la possibilité de passer outre, à travers les décrets et les arrêtés, je le ferai. D’ailleurs, j’ai plus de 100 projets de loi bloqués au niveau du parlement ».
Concernant l’affaire de l’appareil secret d’Ennahdha, Youssef Chahed a assuré que l’affaire est entre les mains de la justice et que son gouvernement a fait de son mieux en facilitant toutes les procédures d’investigations. « Maintenant, il faut poser, peut-être, la question à M. Abdelkrim Zbidi qui était ministre de la Défense au gouvernement de la Troïka ». Il a tenu à réitérer sa position contre l’islam politique, affirmant qu’il n’y avait aucun accord entre lui et le parti Ennahdha, contrairement, à tout ce qui a été dit à ce sujet.
S.H










