Le candidat de Tahya Tounes à la présidentielle, Youssef Chahed a donné ce lundi 2 septembre 2019, une conférence qui marque le démarrage de sa campagne électorale sous le thème « La Tunisie plus forte ».
Youssef Chahed a dédié le plus gros de son discours à la présentation des grands axes de son programme électoral, basé sur trois thèmes : une démocratie renforcée, un nouveau rôle pour l’Etat et la libération des potentiels.
Youssef Chahed a souligné à ce propos que la souveraineté de l’Etat, sa force et la solidité de ses institutions sont des priorités et des acquis qu’il faudra préserver. « A force d’avoir peur d’un Etat fort on veut l’affaiblir, tout cela par crainte, parce qu’on pense qu’un Etat fort est forcément dictatorial or c’est faux ! Un Etat fort, des institutions fortes sont, au contraire, les garants de la démocratie. Le rôle de l’Etat est aussi à revoir, il apparait clairement que l’Etat ne peut plus se trouver aujourd’hui dans tous les secteurs, c’est clair. Ce n’est plus possible ! Nous finançons des choses que l’Etat ne peut plus prendre en charge… nous ne sommes pas pour le libéralisme sauvage, mais ce modèle a montré et atteint ses limites et a échoué dans le monde entier » a déclaré Youssef Chahed.
Il a ajouté, concernant la diplomatie tunisienne, qu’il est aujourd’hui impossible que la Tunisie se positionne dans une neutralité passive, affirmant que l’heure est à la neutralité positive surtout que des tensions sont désormais à quelques kilomètres de nos frontières.
« Nous pouvons démarrer une zone de libre-échange avec notre voisin et partenaire algérien, nous devons voir grand ! Et nos peuples sont amis, nous devons aller vers plus d’intégration. Cela ne touche en rien nos relations avec les autres pays et nous espérons que notre vision finira par se généraliser dans la région. Pour ce qui est du marché africain, ce n’est pas encore au point, nous devons travailler sur le Brand Tunisie ! », a poursuivi Youssef Chahed.
Le candidat a également parlé du rôle des femmes et des jeunes, insistant sur la nécessité d’une approche globale qui viendra lever les barrières devant le développement du pays
Youssef Chahed a aussi évoqué le système politique, estimant qu’il est inutile d’aller vers le changement de la constitution, mais qu’il serait plus indispensable de modifier le code électoral, le règlement interne du parlement ou encore d’apporter des changements relatifs à la transparence dans la vie politique, rappelant qu’il est contre toute forme d’ingérence « familiale »…
M.B.Z










