Sur le ring de la scène politique, les hommes – et quelques rarissimes femmes – politiques ne sont pas les seuls à prendre des coups. Les journalistes aussi en prennent pour leur grade. A tort ou à raison d’ailleurs. Hommes et femmes de médias se trouvent aujourd’hui face à une réelle cabale qui souhaite tout simplement les empêcher de faire correctement leur travail. Pourquoi ? La raison est toute simple pardi ! Car leur travail dérange certains.
Oui nous sommes loin de vivre dans le monde des jolis petits bisounours, beau et enchanté, et les journalistes ne sont pas tous de vaillants soldats de la vérité qui ne cherchent qu’à faire correctement leur travail. Certains – peu nombreux – sont des mercenaires, des menteurs et des fossoyeurs certes. Les autres en revanche ne font que leur travail et rien de plus que leur travail monsieur le juge ! Ces derniers ne sont ni une perle rare ni des gouttes dans un océan de médiocrité. Loin de là.
La campagne électorale et les jours de pure démocratie et d’effervescence politique sont les meilleurs moments de la vie d’un journaliste. Ces journées où faire son travail devient source de jouissance et d’excitation, où on sent qu’on participe à l’édification d’une démocratie solide et qu’on fait partie d’une histoire qu’on sera fier de raconter à ses enfants et petits-enfants.
Difficile à comprendre pour ceux qui s’imaginent qu’un journaliste ne peut qu’être à la solde d’une partie au détriment d’une autre. Difficile à comprendre pour ceux qui imaginent qu’un journaliste est forcément payé par X pour taper sur Y. Difficile à imaginer pour tous ceux qui pensent qu’un journaliste qui critique trop un candidat ou qui « lui cherche la petite bête », prouve qu’il « roule » forcément pour le candidat d’en face. Difficile à croire qu’un journaliste puisse au final ne rouler pour personne, qu’il se place à la même distance de tout ce beau monde.
Ces accusations viennent de simples citoyens qui ont trop peur que la démocratie leur échappe, qui ne savent pas qui tire les ficelles et essaient d’y voir un peu plus clair dans ce monde d’opacité et de combines. On les comprend.
Ces accusations viennent aussi – et surtout – de candidats à la présidentielle et de leurs équipes qui jettent leurs hyènes sur un journaliste car il a posé des questions un peu trop virulentes ou qu’il a un peu trop fouillé « dans leurs sales dossiers ». Et ceux-là on ne les comprend pas du tout.
Ces personnes se portent candidates à la magistrature suprême, veulent présider un conseil des ministres, siéger dans les plus grandes instances internationales et négocier avec de grands chefs d’Etat dans des dossiers qui impliquent tout un pays, mais ne souhaitent pas être un peu trop bousculés par des journalistes. « Ne nous posez pas les questions qui fâchent », « ne nous sortez pas tel dossier », « vous avez été plus durs avec moi qu’avec un autre », entend-on – un peu trop souvent – en cette campagne. Ces mêmes candidats qui veulent gouverner le pays, proposer des amendements à une constitution, devenir chefs suprêmes des armées…
Les citoyens se laissent leurrer par tout ce tohu-bohu. La théorie du complot est plus exaltante à croire que celle de simples journalistes se battant contre les éléments, le stress de la campagne et celui de candidats un peu trop sûrs d’eux et de leurs chances de gagner.
Au lieu de parler des journalistes, qui au final ne sont que des soldats de l’ombre et des « fouilleurs de vérité » chargés de servir de pont entre citoyens et hommes/femmes de pouvoir, ne faut-il pas mieux parler de ce qui est vraiment important ? Les programmes des candidats, leurs promesses, leurs mensonges, leur ignorance et leurs aspirations. Car au final, c’est ça qui est important, tout le reste n’est que broutilles. Tout le reste n’est que de la dissonance qui veut nous éloigner de l’essentiel, de ce qui est vraiment important pour le pays.
Non Synda Tajine n’a écrit pour aucun journal israélien, ni donné son accord pour qu’un de ses articles soit repris. Non elle n’a pas diffamé ses confrères et collègues et n’a été payée, ni commanditée par aucune partie pour taper sur une autre. Et non, elle n’a fabriqué aucune vidéo pour taper sur un candidat pour rendre service à un autre. Pour revenir sur cet incident, toute l’équipe qui a fait son travail comme il fallait, s’est retrouvée piégée par une vidéo foireuse, publiée par la source initiale de ladite conférence.










