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Mohsen Marzouk : l’image du président beylical est révolue

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    Le candidat de Machrouû Tounes à la présidentielle, Mohsen Marzouk était, ce soir du vendredi 6 septembre 2019, l’invité de l’émission télévisée « Saken Carthage » (le locataire de Carthage) diffusée sur Attessiaa TV. Une émission réalisée en partenariat avec Business News et l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) destinée à introduire au public des programmes électoraux des candidats à la magistrature suprême.

     

    Mohsen Marzouk est revenu dans un premier sur la campagne électorale, considérant qu’elle devait reposer sur les programmes et les visions et non sur les tiraillements, les coups bas et les accusations mutuelles. Il a tout de même indiqué qu’une enquête devrait être ouverte autour des déclarations faites par le candidat à la présidentielle, Slim Riahi. Il a ajouté, que les amendements du Code électoral proposés au mois de juin auraient pu éviter une grande partie des magouilles entachant la campagne électorale.

     

    Le candidat à la présidentielle a indiqué qu’il faut rompre avec l’image d’un président « beylical » et archaïque, estimant que la Tunisie a besoin d’un président moderne capable de communiquer avec les jeunes et d’utiliser les moyens de technologie développés.

     

    Concernant le volet des droits et des libertés, Mohsen Marzouk a indiqué qu’il est nécessaire que le pouvoir exécutif soit en mesure de mettre en application les principes fondamentaux de la Constitution. Il a indiqué qu’il est pour l’application effective de l’égalité homme-femme, ainsi que l’annulation de l’article 230.

     

    Dans un autre contexte, il a abordé l’affaire de la BFT indiquant que les gouvernements successifs sont responsables dans cette affaire. Il a assuré que des responsables de la BCT ou du gouvernement doivent s’expliquer sur l’état actuel de la situation.

     

    Revenant sur sa proposition concernant la réglementation du cannabis et même sa production, Mohsen Marzouk a indiqué qu’il est pour supprimer les peines liberticides et de les remplacer par les travaux d’intérêt général. « C’est un sujet tabou qu’il faut avoir l’audace d’aborder. On peut aussi exploiter la piste de culture du cannabis à des fins médicales et thérapeutiques. C’est une voie qui peut être très bénéfique pour la Tunisie, d’autant plus que la réglementation de ce dossier va réduire la consommation ainsi que le nombre de jeunes emprisonnés pour un simple joint. Toutefois, on doit appliquer les peines maximales pour les dealers et les trafiquants des drogues dures ».

     

    Mohsen Marzouk a mis l’accent sur l’importance de la diplomatie économique, soulignant que la Tunisie doit pencher vers une neutralité positive dans sa politique diplomatique, tout en s’orientant sur les nouveaux marchés et renforcer ses relations euro-méditerranéennes.

     

    Il a conclu en appelant les adversaires politiques à faire preuve de sagesse et à éviter la violence, assurant que les élections ne doivent pas devenir un prétexte pour une guerre acharnée entre les différentes parties. Il a précisé que d’autres élections sont prévues et qu’il est nécessaire de se concentrer sur le travail constructif.

     

    S.H

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