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L’essentiel du 3ème débat présidentiel

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    La 3ème et dernière partie des débats présidentiels, ayant démarré le 7 septembre 2019 se déroule en ce lundi 9 septembre, opposant des candidats à la magistrature suprême.

    Le débat de ce soir animé, par les journalistes Leila Hkiri et Chaker Besbes  oppose 7 candidats à savoir Kais Saïed, Youssef Chahed, Safi Saïd, Hamma Hammami, Seif Eddine Makhlouf, Saïd Aïdi et Salma Elloumi.

     

    8ème nom sur la liste, Slim Riahi fait partie des candidats censés participer au débat de ce soir. Alors qu\’il avait initialement prévu d\’intervenir en direct sur Facebook pour participer au débat, il a finalement décidé d\’annuler son intervention. « Sur la base de l’avis des avocats et ne voulant pas perturber le travail des juges concernant ma plainte en référé, j’annule mon intervention en direct sur ma page dans l’espoir que la justice m’octroie mon droit de participer au débat » a-t-il précisé.

     

    -Questions sur la Défense et la sécurité nationale :


    Salma Elloumi : Elle a indiqué que les renseignements ont une grande importance dans la sécurité nationale, ainsi que dans la défense. Elle a ajouté qu’il est prévu de mettre en place un centre pour les services de renseignements.

    Elle a souligné que la sécurité sociale ne peut être garantie qu’à travers le dialogue tout en maintenant de bonnes relations avec toutes les parties.

    Elle a soutenu que la question sécuritaire fait partie des priorités des Tunisiens, outre les questions économiques. Elle ajouté que la sécurité nationale touche plusieurs aspects.

     

    Safi Saïd : il a souligné que la loi n’est pas claire concernant l’action syndicale pour l’institution sécuritaire. Il a précisé qu’il faut tenir à l’écart les sécuritaires de l’anarchie des syndicats bien qu’il soit favorable à l’action syndicale au pluralisme syndical.

    Il a affirmé que la Tunisie doit être un membre efficace de la ligue arabe afin d’éviter de s’inscrire dans la problématique des axes internationaux et avoir un rôle efficace sur le plan sécuritaire.

    Il a affirmé qu’il détient la théorie de la sécurité nationale qui touche les moteurs de l’économie. Le volet dur concerne l’armée, alors le volet doux concerne la diplomatie. Ainsi on passera des stratégies, aux plans puis aux réalisations.

     

    Seifeddine Makhlouf : il a affirmé que l’armée a un rôle à jouer pour lutter contre les crimes organisés mais en dehors de l’état d’urgence, soulignant qu’il s’engage à lever l’état d\’urgence.

    Il a indiqué qu’il est pour le déploiement des forces militaires au niveau des sites de production des ressources naturelles, soulignant que cela ne peut avoir lieu qu’après la libération de ces sites des « restes de la colonisation ».

    Il a déclaré que des défaillances ont marqué la dernière période entravant la mise en place des institutions constitutionnelles outre le manque de coopération avec l’IVD ce qui constitue une infraction à la loi.

     

    Saïd Aïdi : il s’est engagé à élargir les missions de l’armée pour se pencher sur les missions touchant à l’environnement et à l’écologie et afin de faire participer les jeunes.

    Il a dit que le président de la République doit avoir un projet culturel pour défendre le patrimoine de la Tunisie et de promouvoir son image à l’échelle internationale.

    Il a soutenu que la prolifération et l’augmentation du taux criminalité nécessitent la restructuration des instituions sécuritaires.

     

    Youssef Chahed : il a indiqué que la solution sécuritaire pour préserver les archives des données personnelles consiste principalement dans la numérisation et la digitalisation.

    Il a souligné que l’armée nationale mène une guerre contre le terrorisme et a encore besoin de ressources logistiques, tenant compte du changement des menaces. Concernant les ressources humaines, il a indiqué qu’il vaut mieux investir dans les ressources technologiques puisque la masse salariale est déjà importante.

    Il a assuré que le domaine de la sécurité nationale est trop vaste. Ainsi les priorités concernent la lutte contre le terrorisme et les crimes organisés. Des avancées ont été réalisées au niveau de la lutte contre le terrorisme. Pour les crimes organisés, il a indiqué qu’il faut mettre en place une police de proximité.

     

    Hamma Hammami : il a affirmé qu’il est pour une initiative législative concernant le service militaire.

    Il a indiqué que pour assurer la sécurité alimentaire, il est nécessaire d’avoir une autosuffisance, et ce à travers le développement du secteur agricole.

    Il a affirmé qu’il lancera une unité d’industrie militaire. Il a ajouté que la lutte contre le terrorisme a avancé, mais qu’il reste encore à faire. Il s’est engagé à révéler les vérités sur les assassinats politiques.

     

    Kais Saïed : il a indiqué qu’il est favorable à la peine de mort, conformément aux textes de loi en vigueur, et ce, après la tenue d\’un procès équitable

    Il a souligné qu’il a déjà présenté un projet pour la prise en charge des martyrs et des blessés de la révolution, avant même de présenter sa candidature.

    Il a dit qu’il ne faut pas oublier le rôle du corps de la Douane. Il a ajouté que la sécurité nationale ne doit pas être perçue d’un point de vue étroit. Il a mis l’accent sur la nécessité d’une nouvelle approche plus globale.

     

    -Questions sur la politique étrangère :

    Salma Elloumi : elle a soutenu que la Tunisie a ses spécificités, soulignant que la Tunisie doit œuvrer à consolider ses relations diplomatiques afin de revaloriser l’image de la Tunisie.

    Elle a estimé que la Tunisie a besoin de développement. Elle a considéré que la diplomatie économique peut favoriser les investissements.

    Elle a mis l’accent sur l’importance de la diplomatie économique, notamment, dans l’investissement et l’impulsion de l’économie.

     

    Safi Saïd : il a indiqué qu’il est nécessaire de rétablir les relations avec la Syrie dans la mesure où il n’y a eu aucun incident avec ce pays. Il a souligné que le président défunt Béji Caïd Essebsi aurait dû rétablir les relations diplomatiques avec la Syrie.

    Il a soutenu que la Syrie doit reprendre son rôle sur le plan régional. Il a considéré qu’il est nécessaire de soutenir la Syrie dans son combat.

    Il a affirmé qu’il faut moderniser l’approche diplomatique afin de développer la diplomatie économique, dans la mesure où la priorité est purement économique. Pour cela, il est nécessaire d’être plus ouvert sur le reste du monde.

    Il a plaidé pour une diplomatie efficace avec une nouvelle approche qui rompt avec les approches classiques, en prenant en considération les facteurs géopolitiques en appelant à plus d’ouverture vers les marchés africains. 

    Il a indiqué qu’il y a des libertés en Tunisie bien qu’elles sont encore fragiles. Il a ajouté que les préoccupations des Tunisiens concernent des questions fondamentales et vitales.

     

     

    Seifeddine Makhlouf : il a assuré que le président de la République a le rôle de défendre les intérêts du pays à l’échelle internationale en négociant avec les instances internationales. Cela repose principalement sur une vision claire pour les intérêts de la Tunisie.

    Il a considéré que la Tunisie n’est pas une armée des frontières pour les européens. Il a précisé qu’il faut réviser les accords de partenariat avec l’Union européenne afin de garantir la souveraineté nationale.

    Il a indiqué que la diplomatie tunisienne est un véritable fiasco. Il a indiqué que les Tunisiens sont obligés de soumettre une demande de visa pour pouvoir de se déplacer à travers le monde. Il a ajouté qu’il faut revoir les relations avec la France et de changer les partenariats.

     

    Saïd Aïdi : Il a affirmé qu’il faut moderniser l’approche diplomatique afin de développer la diplomatie économique, dans la mesure où la priorité est purement économique. Pour cela, il est nécessaire d’être plus ouvert sur le reste du monde.

     Il a soutenu qu’il faut moderniser l’approche diplomatique afin de développer la diplomatie économique, dans la mesure où la priorité est purement économique. Pour cela, il est nécessaire d’être plus ouvert sur le reste du monde

    Il a déclaré que le Maghreb arabe doit être le point de départ de la diplomatie tunisienne. Il a affirmé qu’il est nécessaire de consolider les relations avec les partenaires classiques et de s’ouvrir vers de nouveaux partenaires tout en tenant compte des intérêts de la Tunisie.

     

    Youssef Chahed : il a indiqué que le dossier libyen fait partie de ses priorités, soulignant que la Tunisie ne s’ingèrera dans les affaires internes de la Libye. Cependant, il a estimé qu’il faut passer au statut de neutralité positive.

    Il estimé qu’il faut tirer profit de l’accord signé avec la Chine afin de remédier au déficit de la balance commerciale avec la Chine. Il a ajouté que les sociétés doivent être ouvertes à l’export vers ce pays conformément aux accords signés.

     Il a considéré que la Tunisie a ses bases diplomatiques, mais elle devenir plus virulente dans la défense de ses intérêts. Il a ajouté qu’il faut renforcer les relations avec les pays du voisinage, s’ouvrir vers le marché africain.

     

    Hamma Hammami : il a indiqué que sa position est claire concernant la normalisation avec l’entité sioniste, assurant qu’une fois président il présentera une initiative législative pour criminaliser la normalisation.

    Il a assuré qu’il mettra fin aux négociations de l’Aleca, considérant que cet accord touchera plusieurs secteurs vitaux en Tunisie. Il a estimé que l’Aleca ne résoudra aucun problème en Tunisie, soulignant que tout accord devra respecter la souveraineté

     

    Kais Saïed : il a assuré que la ligue arabe n’a réalisé aucune avancée depuis sa création. Il faut que la volonté du monde arabe passe au niveau des décisions.

    Il a affirmé que sa première visite d’Etat sera en Algérie, tenant compte du facteur géographique, considérant qu’il faut construire de nouvelles relations entre les pays du Maghreb arabe pour plus d\’unité.

    Il a soutenu que la diplomatie doit avoir une vision globale. Il estimé qu’un pays ne peut être fort qu’étant fort sur le plan local. 

     

    -Questions sur les libertés et les secteurs vitaux :


    Salma Elloumi : elle a indiqué qu’il est possible de recourir à référendum, mais dans les cas extrêmes. Il a estimé qu’il préférable de tenter d’autres moyens parlementaires pour passer outre.

     

    Safi Saïd : il a indiqué qu’il présentera des initiatives législatives pour réviser la loi régissant les partis politiques et les associations afin de mettre fin aux actions douteuses de certains partis dormants et autres associations au financement douteux. 

     

    Seifeddine Makhlouf : il a affirmé que l’Institut des études stratégiques n’a pas joué son rôle mettant l’accent sur la nécessité de mettre en place des études stratégiques dans plusieurs domaines, à l’instar de la culture ou de l’éducation.

    Il a assuré que le président de la République peut intervenir dans les dossiers économiques, à l’instar de la loi Startup act ou l’affaire de la BFT.

     

    Saïd Aïdi : il a indiqué qu’il est nécessaire de rompre avec la différence entre les régions et adapter les formations au marché de l’emploi pour remédier au chômage. il déclaré qu’il y a un manque de coordination entre les politiques générales. Il a ajouté qu’il faut appuyer la discrimination positive dans les régions, notamment, en lançant des grands projets dans les régions.

     

    Youssef Chahed : il a affirmé qu’il est nécessaire d’améliorer la condition financière des magistrats, l’infrastructure des tribunaux afin d’assurer l’indépendance de la justice. 

    Il a assuré qu’il est pour l’égalité des sexes en œuvrant sur la consécration de l’égalité salariale dans le secteur privé outre la facilitation de l’accès des femmes aux postes de responsabilité.

     

    Hamma Hammami : il a assuré qu’il est impossible de développer la démocratie sans dissocier la politique de la religion. Il a souligné que la dissociation de la religion de la politique se fait dans le respect des convictions tout en protégeant le droit des minorités. 

    Il a affirmé que le blocage de la mise de la cour constitutionnelle est dû à l’absence d’une volonté politique des partis au pouvoir. 

    Kais Saïed : il a estimé que la société tunisienne est des plus homogènes et qu’il est exagéré de parler de conflit religieux en Tunisie. 

    Il a souligné que les problèmes des conseils municipaux reviennent au mode du scrutin, puisque l’élection a porté sur des listes et non sur les personnes, ainsi il n’y a pas responsable vis-à-vis du citoyen.

     

    -Promesses électorales

     

    Salma Elloumi : elle a assuré qu’il est nécessaire de concentrer les efforts sur la diplomatie économique, ainsi que l’accompagnement des jeunes dans la vie active. Elle a ajouté qu’elle présentera des initiatives sociales et économiques

     

    Safi Said : il s’est engagé à se rendre en Libye et de ne revenir qu’avec une solution et une réconciliation globale puis vers la Chine. Il s’est engagé à mettre en place une banque pour les jeunes.

     

    Seifeddine Makhlouf : il s’est engagé, notamment, à mettre en place la cour constitutionnelle, l’annulation de l’Etat d’urgence, la séparation entre le volet administratif et le volet sécuritaire, rétablir la souveraineté et de demander des excuses officielles à la France.

     

    Saïd Aïdi : il a indiqué que la priorité est à la présentation d’une initiative pour la moralisation de la vie politique. Puis la lutte contre la consommation des stupéfiants tout en supprimant la loi liberticide pour la consommation.

     

    Youssef Chahed : il a indiqué qu’il sera le candidat de tous les tunisiens. Il invitera les partis politiques à se réunir et décider le système de gouvernance. Il a appelé les citoyens à voter en masse, en leur âme et conscience et de barrer la route aux corrompus et ne pas laisser le pays entre les mains des aventuriers.

     

    Hamma Hammami : il s’est engagé, entre autre, à révéler les vérités sur les assassinats politiques, à arrêter les négociations de l’Aleca et de lutter contre la corruption qui ne peut se faire avec les corrompus qui ont déjà échoué.

     

    Kais Saïed : il s’est engagé de rompre avec les anciennes promesses, indiquant que la prise de décision doit se faire au niveau local, tout en soulignant l’importance de la décentralisation.

     

     

    Demandant un droit de réponse pour réagir aux propos de Hamma Hammami, Youssef Chahed a indiqué qu’il s’attendait à des insultes de la part des candidats présents, les appelant à présenter des programmes au lieu de dénigrer leurs adversaires politiques. Hamma Hammami l’avait, lors de sa précédente réponse, accusé de corruption.

     

    Tous les candidats ont assuré qu’ils acceptent d’être présents lors du débat du deuxième tour et après 100 jours de la proclamation des résultats définitifs.

     

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