Tout le monde panique dans les QG de campagne au vu des sondages dont ils disposent. Du côté de l’équipe de Youssef Chahed, on ne sait plus à quel saint se vouer et on ne se décide toujours pas si l’on doit continuer à injurier les « opposants » ou plutôt tenter de les ramener à la « raison ». Du côté de Abdelkarim Zbidi, la vidéo des agressions physiques et verbales de notre confrère Houcem Hamad reflète un désarroi total et un oubli des principes mêmes de la démocratie. Moncef Marzouki, pour sa part, multiplie les vidéos dans lesquelles il supplie les islamistes, la gauche et les nationalistes de le soutenir. Dans la foulée, il a oublié toutes ses promesses d’il y a quelques semaines et s’est remis à injurier le « camp » adverse en les traitant de corrompus et de fraudeurs. Oubliant totalement qu’il a été à la tête des fraudeurs en 2014 et que son parti a perdu le registre des comptes en 2011, il jure maintenant ses grands dieux qu’il va émettre des propositions de loi pour sanctionner lourdement les tricheurs dans les élections. Proposition qui ne lui a jamais traversé l’esprit lors de ses trois années de présidence entre 2011 et 2014.
Du côté des islamistes, les témoignages relatifs à l’octroi de sommes d’argent à de futurs électeurs se multiplient sans que l’on puisse vérifier l’authenticité de ces propos. On parle de sommes oscillant entre dix et trente dinars par personne.
Mais l’infraction la plus visible qui démontre la panique des islamistes est ce sondage attribué à Sigma diffusé hier, mardi, tard dans la soirée sur sa page Facebook par Radwan Masmoudi, le lobbyiste tuniso-américain (ou Tunisien résidant aux Etats-Unis). Les islamistes-suiveurs de M. Masmoudi lisant ce sondage n’ont plus qu’une conclusion à faire : courir aux urnes pour voter Abdelfattah Mourou !
Inutile de rappeler le code électoral à Radwan Masmoudi puisqu’on sait qu’il le connait par cœur.
Dans l’article 70 de cette loi numéro 16 datée du 27 mai 2014, il est indiqué : « Il est interdit, pendant la campagne électorale ou référendaire ainsi que pendant la période du silence électoral, de diffuser ou publier les résultats de sondages d’opinion directement ou indirectement liés aux élections et aux référendums, ainsi que les études et commentaires journalistiques y afférents à travers les différents médias. »
Dans l’article 156 de cette même loi, il est indiqué : « Toute infraction aux dispositions de l’article 70 de la présente loi est passible d’une amende d’un montant allant de 20.000 dinars à 50.000 dinars. ». Sûrement que les islamistes sont prêts à payer de telles amendes au vu de l’enjeu qu’il y a.
Interrogé par Business News, Hassen Zargouni, directeur de Sigma Conseil, a formellement démenti l’authenticité du sondage attribué à son institut.
Exceptionnellement, Business News n’accompagnera pas l’article par une capture d’écran, puisqu’on a un respect des lois existantes, sans même prendre en considération les amendes qu’il y a derrière. Nous en gardons cependant des copies authentifiées dans nos serveurs.
R.B.H.










