Kaïs Saïed, candidat arrivé en tête du premier tour de la présidentielle, a violé les dispositions de la loi tunisienne, notamment, celles du code électoral.
En effet, Kaïs Saïed a accordé des interviews à des médias étrangers lors de sa campagne électorale, en l’occurrence, Al Jazeera, Al Arabiya et France 24. Or, l’article 66 du code électoral indique que « les candidats, listes de candidats et les partis quant au référendum, peuvent dans le cadre des campagnes électorales ou référendaires, recourir aux médias nationaux et électroniques. Il leur est interdit de recourir aux médias étrangers ».
Cette violation est passible d’une amende d’un montant allant de 2.000 à 5.000 dinars, conformément aux dispositions de l’article 153 de la même loi.
On rappelle qu\’on est encore en période électorale et celle-ci s\’étend, d\’après l\’article 3 du code électoral, jusqu\’à la proclamation des résultats définitifs du premier tour.
Toutefois, Kaïs Saïed, bien que présent sur des médias étrangers, avait refusé de s’exprimer dans les médias locaux, à l’instar de la radio Mosaique Fm ou encore la chaîne El Hiwar Ettounsi.
S.H










