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Polémique sur la présence de Kaïs Saïed au Conseil islamique supérieur

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    Plusieurs pages et personnes sur Facebook sont en train de partager depuis ce matin une page du Journal officiel de la République tunisienne, datant de 2013, et portant la nomination de Kaïs Saïed au Conseil islamique supérieur. On insinue à travers ces partages et ces publications que le candidat à la présidentielle est un islamiste et, donc, proche d’Ennahdha surtout que c’est le chef du gouvernement nahdhaoui, Ali Laârayedh qui a procédé à sa nomination en août 2013 par simple décret. 
    Ce qu’il faut savoir est que le Conseil islamique supérieur n’a rien d’islamiste et comprend, parmi ses nouveaux membres nommés en 2013, plusieurs hommes et femmes des plus progressistes et des universitaires chevronnés parmi lesquels on cite Emna Jeblaoui. Cette dernière n’a pas été consultée avant sa nomination, elle a protesté le fait qu’on lui mette son nom sans la consulter et elle a présenté sa démission depuis le 25 août 2013. Démission non relayée par le Jort, pour des raisons évidemment politique. Parmi les anciens membres de ce Conseil, on ne trouve aucune trace d’islamiste, et on peut citer pêle-mêle, Jalloul Jeribi, Othman Battikh, Mohamed Hassine Fantar, Kamel Omrane, Mokhtar Ennaifer et bien d’autres. 
     
    La décision de créer ce conseil a été prise en avril 1987 par décret n°87-663 du 22 avril 1987. 
    Par décret n°89-118 du 9 janvier 1989, la mission de ce conseil a été clairement définie. Il s’agit d’examiner toutes les questions soumises par le gouvernement, celles relatives à l’application de la constitution (son article 1) et celles se rapportant au domaine social et à la doctrine musulmane. Le conseil est chargé de faire toute proposition de nature à préserver la nation quant à sa religion, de tout relâchement moral, de toute claustration et de tout ce qui aurait une influence négative sur les fondements de son authenticité. 
    En clair, à la lecture de ce décret, le conseil islamique est tout sauf islamiste, il est même anti-islamiste si on examine de plus près que peut présenter l’islamisme et la loi islamique sur les fondements de la société tunisienne. 
     
    Cela dit, il est bon de noter qu’en dépit de cette nomination en bonne et due forme inscrite dans le Jort, Kaïs Saïed n’a jamais appartenu au Conseil supérieur islamique. Il a été nommé par la troïka, comme d’autres sans aucun doute, sans qu’il ne soit avisé et appris sa nomination dans les médias. Il s’agissait d’une tentative de récupération politique opérée par le gouvernement de Ali Laârayedh rapidement tombée à l’eau. Kaïs Saïed a diffusé à l’époque une vidéo pour donner les précisions à cette véritable vraie-fausse nomination.
     
     
    R.B.H.
     
     
     

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