Le ministère de l’Intérieur a formellement démenti, dans un communiqué publié ce samedi 28 septembre 2019, l’information selon laquelle un document, daté de 2015, envoyé par le directeur général de la sûreté publique à celui de la sûreté nationale pour l’informer qu’un acte terroriste allait se produire au musée du Bardo ou à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
Le département assure qu’en date du 8 mars 2015, aucune personne n’avait assuré la fonction de directeur général de la sûreté nationale et que 5 jours avant, un secrétaire d’Etat chargé des affaires sécuritaires avait été nommé.
« La signature dans ce document est celle d’un des directeurs généraux de la sûreté publique qui n’avait pas alors encore été nommé à cette fonction. Il avait été nommé en décembre 2015 », lit-on dans le communiqué.
Par ailleurs, le ministère a expliqué que des formules bien précises sont utilisées lors de l’élaboration de ses correspondances et que sur la forme, le document ne tient pas. « Le directeur général de la sûreté publique, dépendant hiérarchiquement du directeur général de sûreté nationale, peut tenir informer son chef hiérarchique sans pour autant attendre de recevoir des instructions », a-t-on ajouté.
Le directeur général de la sûreté publique peut prendre les mesures nécessaires en cas d’informations sur des menaces graves, a également indiqué le département de l’Intérieur.
Concernant la signature en bas du document en question, il est d’usage à ce qu’elle soit apposée dans la partie gauche du rapport accompagnée par le cachet de l’organe administratif concerné, lit-on dans le communiqué.
Le ministère de l’Intérieur a indiqué se réserver le droit de poursuivre en justice toute personne ayant diffusé et contribué à la publication de ce document contrefait.
E.B.A.










