L’instance supérieure indépendante des élections a publié un appel d’offres dont l’ouverture des plis était prévue hier, 1er octobre 2019. L’appel d’offres en question est relatif à l’insertion d’encarts publicitaires pour l’élection présidentielle. En théorie, l’ouverture des plis se fait publiquement, ce qui n’a pas été le cas d’après l’un des participants.
Conviés hier à participer à la réunion de cette ouverture des plis, les représentants des agences ont dû poireauter un temps (de 15h à presque 19h nous disent deux témoins) jusqu’à ce que quelqu’un de l’Isie vienne les voir pour leur annoncer directement les résultats et le nom du vainqueur.
Ce n’est pas la première fois qu’il y a un couac avec les insertions publicitaires de l’Isie. Durant la campagne précédente, l’Isie a écarté une partie de la presse écrite et électronique spécialisée dans le politique en privilégiant l’affichage urbain et les médias people. Alerté par la Fédération tunisienne des directeurs de journaux, Nabil Baffoun s’est défendu en présentant une liste des médias inscrits dans son plan et, théoriquement, bénéficiaires de la campagne. La liste présentée par M. Baffoun est cependant différente de la réalité puisque certains médias sont exclus concrètement, alors qu’ils ont reçu des commandes d’après la liste. Cet incident, que M. Baffoun a promis de rattraper, semble maintenant laisser la place à un autre d’une gravité supérieure avec cette ouverture des plis de l’appel d’offres qui se fait en catimini en l’absence des participants.
Une fois les élections achevées, il serait fort souhaitable que la Cour des comptes et l’Instance nationale de lutte contre la corruption se penchent sur ce dossier.
R.B.H










