Dans une interview accordée à l\’hebdomadaire français, Paris Match, depuis sa cellule de prison, le candidat au 2ème tour de la présidentielle, Nabil Karoui a répondu aux questions du magazine transmises par son avocat.
M. Karoui a, en effet, réitéré que son arrestation était purement politique accusant Ennahdha et Tahya Tounes « d\’instrumentaliser la justice » et ce dans le but de gagner les élections présidentielle et législatives.
Ainsi, le président de Qalb Tounes a affirmé qu\’il intentera « tous les recours possibles » s\’il n\’est pas libéré et s\’il ne remporte pas les élections étant donné que sa détention invalidait le processus électoral.
Interrogé sur son adversaire au 2ème tour, Kaïs Saïed, M. Karoui a précisé qu\’il était « très dubitatif devant le projet et le discours » de M. Saïed ajoutant que ce dernier représente pour lui « une mosaïque d\’intérêts divers et souvent contradictoires » dans l\’objectif d\’arriver au pouvoir.
C\’est dans ce sens que le patron de Nessma TV a dénoncé « la campagne digitale agressive ayant détruit son image et installé pernicieusement la confrontation entre M. Propre, l\’homme idéal (Kaïs Saïed) et un mafieux, blanchisseur d\’argent et évadé fiscal ».
Concernant ses premières priorités à la tête de la République, Nabil Karoui a relevé la nécessité de « remettre le phosphate en marche, de mettre en place le pacte national contre la pauvreté concernant 3 millions de Tunisiens à présent » ainsi que l\’importance du « parachèvement de l\’instauration de la Cour constitutionnelle ».
B.L











