Plusieurs organisations et instances nationales ont exprimé leur indignation, ce mercredi 23 octobre 2019, de leur exclusion de la cérémonie d’investiture du nouveau président de la République, Kais Saïed à l’ARP.
Le syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) s’est dit surpris par le fait qu’il ne soit pas invité à la cérémonie, contrairement, à la tradition d’usage. Les services de protocole de Abdelfatteh Mourou, président du parlement, ont justifié cette position par l’absence du SNJT de la liste des organisations nationales. Le SNJT a contesté cette position, toutefois, elle n’a pas appelé au boycott de cet évènement important afin de préserver le droit du citoyen à l’information.
La fédération tunisienne des directeurs des journaux (FTDJ) s’est dit, également, surpris de cette exclusion, considérant que cette pratique s’inscrit dans le cadre de la campagne criminalisant les journalistes, entamée depuis la proclamation des résultats de la présidentielle. A cette occasion, le comité directeur a réitéré ses mises en garde quant aux réels dangers menaçant la liberté d’expression et des médias. Il a ajouté qu’il ne peut y avoir de processus démocratique sain sans la prise en considération de l’importance du secteur des médias.
La Haica a regretté son absence lors de cet évènement puisqu’elle n’a reçu l’invitation que quelques heures avant le démarrage. Elle s’est dit étonnée de cette exclusion indirecte et injustifiée, insistant sur l’importance du respect des institutions de l’Etat et ses instances constitutionnelles.
L’association des magistrats tunisiens (AMT) s’est indignée du non-respect du protocole ancré depuis des années par le parlement, considérant que cette erreur protocolaire est injustifiée et inadmissible. L’AMT a indiqué que cette exclusion envoie des messages négatifs touchant les valeurs représentées par l’association, appelant le parlement à éviter cette erreur dans l’avenir.
S.H










