Abdelkarim Harouni, président du conseil de la Choura d’Ennahdha, est revenu sur Express Fm, ce dimanche 17 novembre 2019, sur une éventuelle alliance avec Qalb Tounes de Nabil Karoui. Tout en affirmant que « le parlement et le gouvernement sont deux affaires différentes », il a insisté qu’Ennahdha ne compte pas s’allier avec Qalb Tounes pour la formation du gouvernement.
« Nous ne nous allierons pas avec Qalb Tounes ni avec le PDL (parti destourien libre de Abir Moussi) pour la formation du gouvernement », a-t-il souligné.
Au micro de Nachet Azzouz, Abdelkarim Harouni est aussi revenu sur les difficultés que Habib Jomli, nouveau chef du gouvernement chargé par Ennahdha pour succéder à Youssef Chahed, pourrait rencontrer lors de la formation de son gouvernement.
« Habib Jomli, en tant qu’homme d’Etat, est obligé de rencontrer tous les représentants des partis de la scène politique. Sans exception ». Il ajoute : « Nous entreprendrons des concertations et invitons le chef du gouvernement à se réunir avec toutes les parties […] Il n’est pas permis, devant le peuple et ceux qui nous ont donné leurs voix, d’échouer à constituer le nouveau gouvernement ».
Face à l’insistance de l’animateur, Harouni a refusé de se pronocer sur un éventuel attachement de son parti aux ministères régaliens affirmant : « nous sommes prêts à discuter des ministères régaliens dans le but de servir l’intérêt du gouvernement et celui du pays ».
Abdelkarim Harouni affirme, par ailleurs, au sujet de la nouvelle équipe de Habib Jomli : « Il y a eu une faiblesse à la Kasbah qui est née avec le gouvernement de Habib Essid et qui a perduré avec celui de Youssef Chahed », ajoutant qu’un nombre trop important de ministres et de secrétaires d’Etat peut affaiblir le gouvernement et est considéré comme étant du « gaspillage ».
Les critiques ont fusé, depuis plusieurs jours, après l’accord conclu entre Ennahdha et Qalb Tounes pour le partage des présidences au nouveau parlement. Ainsi, Qalb Tounes a accordé les voix de ses députés pour que Rached Ghannouchi accède au poste de président de l’ARP et, en contrepartie, a bénéficié des voix d’Ennahdha pour que Samira Chaouachi soit élue première vice-présidente. Un accord qu’Ennahdha refuse de qualifier d\’« alliance » et qui pourrait bien s’étendre au gouvernement.










