La députée du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi a annoncé, sur les ondes de Shems FM que la formation du gouvernement était « une mise en scène ratée » et que les concertations dans ce sens n’étaient pas « sérieuses » s’interrogeant ainsi sur les critères selon lesquels les invités de Dar Dhiafa à Carthage étaient convoqués.
L’invitée de Hamza Belloumi, en ce mardi 26 novembre 2019, a appelé le candidat d’Ennahdha à la primature, Habib Jamli à fournir un programme clair du prochain gouvernement relevant que ce sont ceux qui « avaient détruit l’économie, appauvri l’Etat et détérioré le pouvoir d’achat » qui constitueront, à présent, le gouvernement.
Et d’ajouter que le prochain gouvernement ne dispose d’aucune vision et que les pourparlers se déroulent actuellement entre des « coalitions contre nature » soulignant que ce gouvernement est « voué à un échec cuisant comme tous ceux qui le précèdent depuis 2011 car rien n’a changé ».
Interrogée sur son refus de rencontrer Habib Jamli, la présidente du PDL a assuré avoir reçu une invitation qu’elle a déclinée réitérant que le PDL « ne prendra pas part à un gouvernement formé par les Frères musulmans indépendamment du chef du gouvernement car ce dernier ne fera qu’exécuter leur projet ».
Mme Moussi a, par ailleurs, évoqué les éventuelles alliances du PDL, ayant récolté 17 sièges au sein du Parlement, indiquant que le parti ne s’alliera qu’avec ceux « affichant une position claire vis-à-vis des Frères musulmans et de leurs dérivés » et non ceux qui rejettent l’exclusion alors qu’ils savent que les Frères musulmans « sont à l’origine de cette destruction ».
B.L










