Le député Tahya Tounes, Hichem Ben Ahmed a publié un statut, ce mardi 14 janvier 2020, pour faire part de son soutien aux Tunisiens binationaux ayant été visés par les propos du député Safi Saïd.
Hichem Ben Ahmed a écrit : « Je veux rappeler avec la conviction qui a toujours animé mes combats politiques, que pour moi, le peuple tunisien est indivisible, ses citoyens sont égaux, sans distinction d’aucune sorte. Ce principe doit être partagé par tous. Personne ne peut contester aux binationaux tunisiens leur indéfectible attachement à la Tunisie. Les double-cultures n’excluent pas le patriotisme.
Les binationaux sont une force qui, comme les autres composantes de notre nation, doit être appelée à se retrousser les manches pour aider le pays à se construire ; ils doivent se sentir acceptés, au même titre que tous nos concitoyens. Ils constituent un réservoir de compétences dont le pays ne doit pas se passer.
Ce n’est qu’en se débarrassant des préjugés #populistes et du #nationalisme étroit que notre pays pourra intégrer dans un large front tous les citoyens de la société pour construire un avenir meilleur, y compris notre diaspora à l’étranger, en ne la différenciant ni dans ses devoirs ni dans ses droits, des autres Tunisiens. Les jeunes double-nationaux notamment n’ont rien à prouver en la matière. Ils sont un atout supplémentaire pour l’avenir de notre pays, dans un monde sans frontières.
Concentrons-nous sur les vrais enjeux et défis nationaux que nous devons affronter et pour lesquels nous avons été élus ».
Le 10 janvier, le député Safi Saïd avait traité les Tunisiens binationaux de « déchets » lors de la plénière de vote de confiance au gouvernement Jamli. Il avait même appelé les ministres proposés ayant une double nationalité à quitter la salle de plénière. Ces insultes ont suscité une grande vague d’indignation et une réaction ferme de plusieurs associations et composantes de la société civile.
Ces réactions condamnant à l’unanimité l’intervention de Safi Saïd l’ont poussé à présenter des excuses assez mitigées. Certains ont considéré que ces excuses ne valent rien, tandis que d’autres ont estimé qu’elles arrivent un peu trop tard.
S.H










