Le président du parti Qalb Tounes, Nabil Karoui a été présent, ce mardi 14 janvier 2020, sur le plateau de Myriam Belkadhi sur la chaîne Elhiwar Ettounsi pour revenir sur le processus de formation du gouvernement ainsi que sur les perspectives de l’étape à venir.
Nabil Karoui a précisé qu’il n’est pas concerné par le poste de chef du gouvernement ni celui de ministre, tout comme le chef de Tahya Tounes, Youssef Chahed. « Il faut mettre les ego de côté et privilégier l’intérêt du pays. Nous pouvons présenter, Qalb Tounes, Tahya Tounes, la Réforme nationale et Al Mostakbal, un ou deux candidats au président de la République. Ainsi, nous augmentons les chances de faire passer notre candidat. En ce qui me concerne, je n’ai pas de noms à proposer en particulier, mais l’idéal serait d’avoir une femme à la tête du gouvernement. Les femmes peuvent se montrer plus diplomates et plus aptes à apaiser les tensions. La candidate devra évidemment être compétente, la Tunisie regorge de compétences féminines ».
Nabil Karoui a assuré par ailleurs que le parti Qalb Tounes a été écarté des concertations, assurant que Habib Jamli a présenté la composition de son gouvernement au président de la République sans consulter les autres partis. « Habib Jamli a voulu faire un passage en force sans avoir un soutien politique. La chute du gouvernement a été le résultat de cette démarche ».
Il a ajouté que ce sont les institutions du parti qui ont pris la décision de ne pas voter pour ce gouvernement. « Nos députés ne sont pas à vendre et nous l’avons prouvé. Personnellement, je n’ai rien à craindre et j’ai pris ma décision en mon âme et conscience. Je n’ai rien à me reprocher et je n’ai peur de rien. Je suis déjà passé par la case prison ».
Revenant sur la réconciliation avec Youssef Chahed, il a affirmé que la guerre avec Tahya Tounes n’a plus lieu d’être, soulignant que la situation du pays nécessite la sagesse de privilégier l’intérêt national. « Nous n’avons pas changé et nous sommes toujours contre l’exclusion. Nos bras sont tendus à tous ceux qui veulent coopérer avec nous. Les Tunisiens ont en marre des tiraillements politiques ».
S.H










