Le 13 janvier, le député Safi Saïd a présenté des excuses publiques aux binationaux à travers un post publié sur sa page Facebook. Il a dit avoir été stupéfait par le communiqué publié par 13 associations qui ont condamné ses propos discriminatoires envers les binationaux prononcés lors de la plénière de vote de confiance du 10 janvier.
Safi Saïd a expliqué que s’il a utilisé le terme de « déchets » ou de « bâtards » de la mondialisation ou du capitalisme, c’est dans le but d’exprimer son refus que la décision politique nationale et indépendante soit entre les mains de ceux qui se font protéger par les forces étrangères.
Il s’avère que ce n’est pas du tout la première fois que le député tient de tels propos. Une ancienne interview qu’il a accordée au journal Tunisie numérique a refait surface. Dans cet entretien, Safi Saïd qui n’était pas encore député, qualifie les binationaux d’espions, de menteurs invétérés et d’idiots. Il les accuse de faire de la politique pour servir les intérêts des parties étrangères, de bénéficier de leurs nationalités étrangères « pour faire de la corruption financière et venir dire en Tunisie plus tard qu’ils étaient payés 30.000 dollars ».
Cette interview, déterrée par les internautes qui ont mené une vive campagne d’indignation contre Safi Saïd, vient prouver que le député n’a rien à se faire pardonner si ce n’est sa profonde bêtise et que ses « excuses » de circonstance ne valent absolument rien.
M.B.Z










