Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Bassem Loukil : La Grande Bretagne, l’Allemagne et la France tapent du poing sur la table pour la Tunisie !

Article réservé aux abonnés

Écouter cet article

0:00 0:00

     

     

     

    Bassem Loukil, patron du Groupe Loukil et président de Tunisia Africa Business Council (TABC), était l’invité ce jeudi 23 janvier 2020, d’Elyes Gharbi sur Mosaïque FM.

     

    Bassem Loukil qui était présent lundi dernier à Londres au premier sommet Grande-Bretagne-Afrique sur les investissements a affirmé que si la Tunisie a été honorablement représentée par les associations et hommes d’affaires, la présence politique était en deçà de celle espérée et le seul ministre présent était Sabri Bach Tobji, ministre intérimaire des Affaires étrangères.

     

    « Vu le nombre de chefs d’Etats présents et les délégations étrangères de haut niveau, j’aurais aimé y voir le président Kaïs Saïed et ce n’est pas que je minimise la présence de M. Bach Tobji. En Tunisie nous sommes toujours orientées vers l’Union européenne alors qu’il y’a à voir aussi de l’autre côté. La Grande-Bretagne a officiellement annoncé que son orientation post-Brexit sera tournée vers l\’Afrique autour de plusieurs axes que sont les énergies renouvelables, l’infrastructure, l’économie numérique, la formation, le rôle de la femme dans l’économie et les circuits de distribution… Il faut savoir que la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne tapent du poing sur la table pour la Tunisie plus que nous ne le faisons pour nous-mêmes » a-t-il expliqué.

     

    Bassem Loukil a souligné que les liens de coopération économique avec la Grande-Bretagne ne sont pas exploités comme ils le devraient. « Nous n’avons pas encore parlé de coopération tripartite Grande Bretagne Tunisie Afrique mais il y’ a une opportunité qu’on ne peut pas rater. Une task force est nécessaire pour élaborer une stratégie de partenariat avec ce pays basée sur une vision et alimentée de travail. Nous avons des freins que nous devons dépasser. L’attaque terroriste de 2015 a été dépassée, les hommes d’affaires n’ont pas la même approche que les touristes. Cela dit nous avons des problèmes qui doivent être révisés, le problème de la loi de change qui fait que notre pays est isolé et renfermé. J’espère que le nouveau parlement œuvrera à réformer cette loi, même progressivement, que presque tous les pays africains ont déjà modifié. Il y’a aussi l’absence de ligne maritime entre la Tunisie et la Grande Bretagne, si on veut attirer les investisseurs ou exporter nos produits il faudra donner la possibilité aux hommes d’affaire de transporter leur marchandise. Il y a eu une annonce en juin 2018 pour cette ligne et depuis on attend et il n’y a rien. Nous devons aussi faire en sorte de rester un hub pour l’Afrique et sur ce point il faudra trouver une solution pour résoudre les problèmes de la compagnie aérienne nationale » a-t-il expliqué.

     

    M. Loukil a enfin rappelé la tenue de la 3ème édition de la conférence internationale « Financing Investment & Trade In Africa », les 4 et 5 février 2020, à l’hôtel Laico à Tunis. Evènement qui réunira cette année des représentants de 25 pays africains.

     

    M.B.Z

     

     

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Contenus Sponsorisés

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *