Le président du conseil de la Choura d’Ennahdha, Abdelkarim Harouni a annoncé, mercredi 19 février 2020, lors d’une conférence de presse, que le mouvement veut éviter des élections anticipées. Le blocage de la formation du gouvernement entrainerait selon l’article 89 de la constitution une dissolution du Parlement et l’organisation de législatives anticipées.
Après avoir assuré que les concertations se poursuivent et que le conseil a délégué cette tâche au bureau exécutif, Abdekarim Harouni a souligné qu’Ennahdha œuvre à trouver des solutions dans le cadre de la constitution et du consensus. Selon lui, la scène politique tunisienne doit prouver qu’elle est à la hauteur de la responsabilité et laisser de côté les différends idéologiques, faisant ainsi primer l’intérêt du pays.
Abdelkarim Harouni a, par ailleurs, indiqué qu’il faudra éviter les différends constitutionnels, notamment en l’absence de Cour constitutionnelle : « Nous respectons la décision et l’interprétation du président de la République, Kaïs Saïed. Il est la référence en sa qualité de garant de la constitution ».
I.L.










