Plusieurs pages Facebook ont relayé ces dernières heures des publications pour dénigrer Chiraz Laâtiri. Limogée par l’actuel ministre de la Culture Mohamed Zine El Abidine de son poste du Centre national du cinéma et de l’image, et proposée à sa succession, Mme Laâtiri a réussi rapidement à faire naître autour d’elle une hostilité hors pair. On l’accuse un peu partout, notamment sur des pages islamistes, d’être sioniste et défenseur de la normalisation avec Israël.
Vérification faite, il n’en est rien. Chiraz Laâtiri est, non seulement antisioniste, mais elle est aussi une véritable militante de la cause palestinienne. Les témoignages en ce sens sont nombreux et on cite notamment sa mobilisation pour les cinéastes palestiniens lors des festivals internationaux. Dernièrement, au festival de Cannes, elle a carrément ouvert le stand tunisien aux Palestiniens. Autant d’actes qui lui ont valu une reconnaissance jusqu’à l’ambassadeur de Palestine en Tunisie. Ce témoignage, prononcé pour contrer les campagnes de diffamation et de dénigrement, a cependant fait réagir certains qui ont vu en cela une ingérence de l’ambassadeur dans nos affaires intérieures.
R.B.H.










