Le député au parlement, Safi Saïd a annoncé, ce dimanche 23 février 2020, lors de son passage à l\’émission de samir El Wafi sur la chaîne Attessia, qu’il va créer un nouveau parti politique, « les jardins des abeilles », précisant que son slogan sera « Le peuple peut ».
Safi Saïd a assuré que les temps ont changé et que les termes classiques ne sont plus d’usage, mettant l’accent sur la symbolique du nom qu’il a choisi pour son parti futur. Il a ajouté qu’un slogan comme « le peuple veut » ne veut rien dire, parce qu’actuellement la question n’est pas d’une simple volonté mais qu’il s’agit de mettre en application les capacités et le pouvoir du peuple.
D’autre part, le député a assuré qu’il a été écarté des négociations relatives au processus de la formation du gouvernement. Il a, tout de même indiqué qu’on lui a déjà proposé le poste de ministre des Affaires culturelles, sauf qu’il a décliné cette offre. « La Tunisie n’a pas besoin de Culture dans la phase actuelle, elle a besoin d’une diplomatie forte, d’une défense, d’une réforme du transport, d’une digitalisation… ».
Revenant sur le vote de confiance pour le prochain gouvernement, il a indiqué qu’il ne votera pas pour Elyes Fakhfakh. « Je n’ai pas été consulté et puis je ne voterai pas pour un chef de gouvernement français. Fakhfakh, tout comme Chahed sont des français, et nous savons très bien ce que cela veut dire ».
Dans ce contexte, il a affirmé que Youssef Chahed a un poids important au palais de Carthage, « le choix d’Elyes Fakhfakh qu’il a été le seul à proposer en témoigne. Il faut dire aussi que le dernier discours de Kaïs Saïed en présence de Ghannouchi et la leçon qu’il a donnée à propos de l’article 89 était en faveur de Chahed. Il a voulu prendre les choses en main quand il y a eu un plan pour écarter le chef du gouvernement actuel qui est allé le voir pour lui présenter sa démission. Ce dernier a opté pour interprétation de la Constitution, qui n’est finalement pas très correcte ».
D’autre part, le député a dénoncé certaines pratiques au sein du palais de Carthage, assurant que plusieurs informations ne parviennent pas au président de la République et que son entourage lui cache bien « des choses ». « J’ai adressé au président de la République tout un programme économique, mais je ne sais pas s’il l’a reçu ou pas. Je ne parviens jamais à les joindre. Si on lui a caché ce document, je suis prêt à le lui renvoyer ».
S.H










