Le chef du gouvernement désigné, Elyes Fakhfakh a prononcé un discours, ce mercredi 26 février 2020, devant les députés, pour donner sa vision globale pour l’étape à venir.
Elyes Fakhfakh a indiqué qu’il est conscient du poids de la mission qui lui a été confiée, soulignant qu’il n’est pas uniquement présent pour obtenir la confiance du parlement, mais aussi pour saisir ce moment historique et répondre aux messages exprimés par les Tunisiens lors des élections. « Les tunisiens voudraient que nous soyons leur soutien et que nous répondions à leurs attentes qui n\’ont que trop duré. Nous voulons rétablir la confiance avec le peuple tunisien à travers un contrat que nous allons respecter. Ce gouvernement va travailler sans limites et ne s’arrêtera qu’au niveau de l’intérêt suprême de l’Etat ».
Le chef du gouvernement désigné a présenté par la suite les membres de son équipe.
Il a ajouté par la suite que la Tunisie regorge de compétences nationales à travers le temps, rappelant dans ce contexte toutes les personnalités et les militants ayant marqué l’histoire de la Tunisie.
M. Fakhfakh a, également, estimé que « l’Education était l’ascenseur social pour les Tunisiens. Toutefois plusieurs erreurs ont été commises faisant de 1 million de jeunes, entre 15 et 29 ans, des chômeurs. C’est une grande perte pour la Tunisie en terme de ressources au niveau du capital humain. Cela dit, j’estime que la révolution est une véritable opportunité pour mettre en place les réformes escomptées ».
« Cela dit nous devons être réalistes. Certes, il y a eu des acquis en termes de libertés et de droits, mais il y a eu, également une dégradation de la situation économique et sociale. La corruption sévit en Tunisie outre la cherté de la vie et la dégradation du service public. Cela doit être réformé et ça le sera ».
Dans ce contexte, le chef du gouvernement désigné a assuré « Pour entamer ces réformes, nous avons besoin d’un gouvernement fort capable de faire des sacrifices. Nous avons besoin d’un parlement qui soutient le gouvernement et le contrôle. Nous avons besoin de responsables d’Etat capables de tenir les institutions à l’écart des tiraillements politiques. Nous avons besoin d’une administration efficace. Tous les acteurs sur la scène nationale doivent contribuer à la mise en place des réformes, notamment, les organisations nationales, la société civile, les médias, la presse… Et cela fait partie de la responsabilité de ce gouvernement ».
Il a ajouté « La diversité politique au sein de cette coalition gouvernementale peut constituer un facteur de réussite et de succès si on place l’intérêt national au dessus de tout. Ce gouvernement va œuvrer à la lutte contre la criminalité et soutiendra les efforts des forces sécuritaires. Il va lutter contre la cherté de la vie et la contrebande. D’autre part, ce gouvernement œuvrera à l’amélioration du climat d’investissement ».
Toujours dans le cadre des priorités gouvernementales, M. Fahfakh a mis l’accent sur la nécessité de la mise en place d’une stratégie de lutte contre la corruption, la mobilisation des ressources financières nécessaires pour l’Etat au titre de l’année 2020, outre la mise en place d’une solution globale pour surmonter la crise du bassin minier et la reprise de la production du phosphate et la nécessité de trouver un mécanisme permettant de résoudre la problématique liée au dossier des ouvriers de chantiers et des enseignants vacataires.
Elyes Fahfakh a assuré qu’outre les priorités à court terme, son gouvernement prévoit des priorités à moyen terme, qui consiste dans « les grands projets ».
« Le changement du modèle de développement est une obligation en Tunisie. Parmi ces projets, nous citons la décentralisation, la réforme du système éducatif outre la nécessité de la réforme du système de la Santé. Nous nous pencherons sur la réforme de l’agriculture, la digitalisation de l’administration et la transition énergétique ».
S.H.










