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Abir Moussi : on tente de dissimuler des données sur l’affaire de « normalisation » de Chiraz Lâatiri

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    La présidente du PDL, Abir Moussi, était l’invitée ce jeudi 27 février 2020, d’Elyes Gharbi sur Mosaïque FM.

     

    Abir Moussi est revenue sur son discours prononcé hier lors de la plénière consacrée au vote de confiance au, nouveau gouvernement. Elle a réitéré ses accusations contre le chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh, soulignant que ce dernier est bien l’un des instigateurs de l’effondrement économique de la Tunisie à cause notamment de la politique d’endettement « dont il a été l’instigateur ».

     

    « Les caisses étaient pleines en 2010, les chiffres ne mentent pas. La dette publique était maitrisée et Elyes Fakhfah a ajouté l’endettement extérieur que le pays traine encore aujourd’hui. Si nous avons aujourd’hui un problème c’est celui qu’auront les gouvernements pour répondre aux directives imposées par les institutions financières internationales. C’est la Troika qui a commencé la politique d’expansion et hier je n’ai donné aucune information qui ne soit pas officielle et vérifiée. Elyes Fakhfakh a raté son premier examen devant l’opposition en répondant à la question sur les 1000 milliards qu’il a pris à Tunisie Telecom pour les injecter dans le budget de l’Etat en violation de la loi du budget, opération qui a été relevée par la cour des comptes et pas par Abir Moussi. Elyes Fakhfakh nous donne déjà une idée sur comment il compte interagir avec l’opposition », a affirmé la présidente du PDL.

     

    Abir Moussi a souligné que la Troika n’a pas eu à rendre des comptes sur sa mauvaise gouvernance, pourtant épinglées dans les rapports de la cour des comptes. « Il ne s’agit pas de démentir tout ce que je dis, les faits sont là et les chiffres ce n’est pas moi qui les donne mais la cour des comptes, maintenant s’il faut aussi mettre en doute les rapports de la cour des comptes, c’est un autre sujet et ça me dépasse » a-t-elle poursuivi.

     

    La présidente du PDL a déploré l’inexistence d’un programme clair et d’un modèle de croissance concret, précisant que les gouvernements qui se sont succédé n’avaient pas d’alternative au programme auquel ils se sont opposés.

    « Ceux qui sont venus, ont apporté avec eux la mentalité de la destruction et ne sont pas venus pour construire car ils n’ont aucune expérience de l’Etat » a-t-elle ajouté.

     

    Abir Moussi a enfin tenu à révéler qu’elle détient en sa possession un dossier relatif à la suspicion de normalisation avec l’entité sioniste dont on accuse la nouvelle ministre des Affaires culturelles Chiraz Laâtiri. « J’ai eu une correspondance de la part d’un des clients du député Echâab Haykel Mekki qui m’a envoyé une pétition avec le contrat signé par Chiraz Laâtiri alors présidente du CNCI avec une partie israélienne. Le nom de Mme Lâatiri existe bel et bien et une plainte a été déposée par le député d’Echâab avec une correspondance au président de la République adressée en janvier sur le sujet. Ils avaient connaissance de cela bien avant de la nommer et on a voulu cacher l’affaire. Je le dis pour qu’on ne dise pas que j’ai connaissance du dossier et que je l’ai caché, surtout que ce dossier a été distribué sur tous les blocs, donc tout le monde a connaissance de ces données. On dit que son nom n’y figure pas, alors qu’il y est noir sur blanc. Je ne suis pas là pour juger s’il y’a eu ou pas normalisation mais pour faire part des informations que j’ai eues » a-t-elle confié.

     

     

    M.B.Z

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