Des organismes nationaux et des associations ont publié ce jeudi 5 mars 2020 une pétition pour condamner les discours haineux entendus depuis quelques jours au Parlement et comportant notamment des accusations d’apostasie [takfir].
Les signataires ont condamné les agissements commis par des individus « appartenant à des ligues dissoutes » au sein même du parlement contre la Constitution qui interdit les discours haineux et les appels à la violence.
« Nous estimons que le silence de l’Etat ouvre la voie à de nouvelles effusions de sang et aux assassinats politiques commis sous couvert des mêmes discours et constitue un crime à l’encontre de la démocratie et de l’Etat de droit » précise le communiqué publié notamment pas le SNJT (Syndicat national des journalistes tunisiens).
Ils ont aussi appelé les appareils de l’Etat à prendre les mesures adéquates à l’encontre de tous ceux qui sont porteurs d’un discours takfiriste et à ne pas fermer les yeux sur un tel comportement dangereux qui menace l’intégrité physique des politiciens.
Cet appel vient suite à une vive polémique suscitée par les propos tenus par les députés Al Karama à l’encontre des députés du PDL (Parti destourien libre) et plus précisément contre la présidente du parti Abir Moussi.
On retrouve parmi les signataires l’UGTT, le SNJT, la LTDH ainsi que d’autres associations et des indépendants.
M.B.Z










