Avant, ils n’étaient que des « Facebookers influenceurs », spécialisés dans les discours islamistes radicaux et la défense des suspects de terrorisme.
Aujourd’hui, ils sont députés du peuple, payés par l’argent du contribuable. Auprès d’un large pan de la population, leur parole fait foi et s’assimile à un discours officiel.
En dépit de ce statut, les députés Seïf Eddine Makhlouf (Karama) et Rached Khiari (indépendant, élu sur les listes Karama) n’ont pas hésité ce vendredi 6 mars 2020 à accuser des services d’espionnage d’être derrière l’attentat-kamikaze commis il y a quelques heures par deux terroristes. Le dirigeant Karama, Imed Deghij ne s’éloigne pas trop de la théorie du complot et laisse entendre clairement que la députée Abir Moussi (PDL) serait derrière.
Pourtant, il n’y a encore eu aucune déclaration officielle des autorités pour accuser quiconque et l’enquête vient à peine d’être ouverte. L’un des kamikazes habite au Kram justement et est connu par le même Deghij. Il est surnommé Slim Errouge et possède un étal ambulant d’œufs à la coque.
R.B.H












