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Jour 2 : céder à la panique…

Confinement. Jour 2. Il est 20h. J’ai la tête qui tourne après avoir dansé sur Aram Zam Zam pour la 350ème fois. Les enfants tiennent le coup. Elles font, toutes les deux, preuve d’une résilience sans faille mais pour combien de temps ? Les jours à venir s’annoncent hasardeux.

A moins de 7 ans, on est sans doute capable d’une sagesse nettement supérieure à celle des trentenaires et autres quadragénaires en proie à la panique. Oui, car pour les parents, en revanche, cela s’annonce nettement plus compliqué.

Défi du jour : tenter de convaincre son mari que non, il ne peut pas aller travailler en tenue de camouflage. Que, oui, nous sommes bien en guerre, mais ce n’est pas de cette guerre-là qu’il s’agit. Que même si c’est la jungle dehors et qu’on a peur (chuut, faut pas le dire), le costard-cravate reste (malheureusement) encore de rigueur. Allez en costume soldat ! Les fantasmes d’Indiana Jones (et de Lara Croft) attendront des jours meilleurs…

 

Oui, nous avons peur. Mais avons-nous le droit de le dire ? Inconcevable pour une journaliste que de propager la terreur. Tout le monde va bien dans le meilleur des mondes. Restez juste bien gentiment confinés chez vous.

Impensable pour un banquier de ne pas aller fournir à tous ces honnêtes citoyens des pièces sonnantes et trébuchantes destinées à se ravitailler en pâtes et farine, entassées dans leurs bunkers de fortune.

 

Quid de tous ces emplois sensibles qui devront braver la peur et la maladie pour assurer un service minimum à des citoyens faisant face à l’inconnu ? Distance de sécurité minimale, lavage des mains à n’en plus finir, tout désinfecter : documents, argent, murs, poignées de porte et personnes en face. Il y a de quoi devenir complètement fou.

Si les grands héros d’aujourd’hui sont, en première marche du podium, les médecins, infirmiers, pharmaciens et l’ensemble du personnel soignant (mes hommages, braves soldats), tous ceux qui travaillent à l’extérieur en ces temps de crise sanitaire sont à saluer bien bas. Alors qu’ils retiennent leurs larmes et leurs peurs les plus tribales pour faire en sorte que la vie continue de tourner, tous les autres n’ont qu’à rester chez eux à ruminer…

 

Nos ancêtres devaient sortir faire la guerre. Quant à nous, notre plus grand défi est de ne pas quitter nos canapés, avachis devant Netflix. Il y a certainement pire dans la vie…avant que la psychose ne nous emporte.

Amis psychiatres, je vous salue bien bas. Quand tout ceci sera fini, ce sera sans aucun doute votre heure de gloire !

Quant à moi, je vous dis à demain…si j’arrive à survivre…

 

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