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Agression de Affes : la version de l’UGTT donne une idée sur le banditisme politique

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    L’union régionale du travail de Sfax a diffusé ce mercredi 25 mars 2020, en milieu d’après-midi, un communiqué dans lequel elle donne sa version des faits à propos de l’agression de l’élu El Karama Mohamed Affes. Une version confirmée par plusieurs témoins, parmi les médecins et les représentants régionaux du ministère de la Santé.

    D’après le communiqué du syndicat, intitulé « Non à la manipulation, non à la supercherie », l’union indique qu’une réunion urgente était programmée mardi 24 mars sous l’égide du gouverneur de Sfax et ce pour désigner les membres et les prérogatives de la commission technique médicale chargée du suivi du coronavirus et la dernière actualité au CHU Habib Bourguiba de Sfax. Il était préalablement convenu que ladite commission soit limitée dans le nombre et composée du directeur régional de la Santé, les directeurs généraux des hôpitaux régionaux, les deux présidents des deux commissions médicales et les représentants syndicaux. La commission en question devait se réunir tous les jours à la direction régionale et c’était le cas hier.

     

    A leur entrée à la salle de réunion, les membres étaient surpris de constater la présence de l’élu Mohamed Affes qui s’est installé sur une chaise. Invité à quitter la salle, vu qu’il n’était pas membre de la commission et qu’il y avait des urgences et des secrets professionnels à l’ordre du jour et après lui avoir bien expliqué les raisons, l’élu a refusé. Le directeur régional a eu beau insister à plusieurs reprises, les collègues médecins ont eu beau quitter la salle vu la situation rendue embarrassante par leur collègue médecin et élu, Mohamed Affes a campé sur ses positions exigeant qu’on lui présente une loi qui lui interdit d’assister à la réunion.

    Venant au secours du directeur régional, la syndicaliste et médecin Dr Fatma Chabchoub a invité à son tour Affes à quitter la salle. Apprenant qu’elle était syndicaliste, Mohamed Affes est entré dans une hystérie l’accusant de chercher à le renvoyer parce qu’il était membre d’El Karama avec des menaces à peine voilées en lui disant : « on vous connait !». La situation était telle qu’il était impossible de poursuivre la réunion, en dépit de l’urgence et poussant tout le monde à sortir chercher une autre salle, laissant seul Mohamed Affes.

    Apprenant ce qui s’est passé, et conscients de l’urgence de la situation et de son impact sur la santé des citoyens et le travail des médecins, plusieurs agents ont commencé à crier des slogans syndicalistes invitant Mohamed Affes à quitter les lieux, ce qui a ajouté de la tension, rapidement suivi de bousculades. L’UGTT insiste à ce niveau qu’il n’y a pas du tout eu d’agression ni de violence et rappelle que ce n’est pas la première fois que l’élu vient à l’hôpital et qu’il est toujours accompagné d’une personne pour le filmer.

     

    L’union croit que l’incident d’hier a été sciemment provoqué par l’élu Mohamed Affes pour créer le buzz, alors que c’est sa présence qui a créé tous les incidents et empêché la résolution de plusieurs dossiers d’extrême urgence. Un buzz suivi d’une campagne médiatique haineuse à l’encontre de la centrale syndicale, suivie de menaces par téléphones. Le syndicaliste Mabrouk Chtourou fait partie de ces personnes menacées et une main courante a été enregistrée au poste de police à ce propos.

    Le syndicat conclut son communiqué en réitérant, une nouvelle fois, son appel contre toute forme de violence et l’engagement de ses affiliés pour accomplir leurs devoirs, notamment en cette période critique par laquelle passe le pays. Elle a également rappelé les différents discours violents et les accusations du parti El Karama et de son chef Seïf Eddine Makhlouf.

     

    R.B.H

     

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