Le bureau exécutif national de l\’Union générale tunisienne du travail (UGTT) s’est réuni, ce lundi 30 mars 2020 au siège de la centrale syndicale, pour débattre de la situation actuelle avec la propagation du Covid-19 et ses répercussions sur le pays.
L’UGTT a exprimé son refus quant à l’amendement apporté dans le projet de loi portant modification des articles 245 et 247 du code pénal, estimant que la formulation est contraire aux dispositions de la Constitution et constitue une atteinte aux libertés. Il a exprimé son soulagement face au retrait du projet d’amendement.
Dans son communiqué publié à l’issue de la réunion, le bureau exécutif a condamné l’attitude de certains chefs d’entreprise qui refusent d’appliquer les décisions des structures de santé, insistant à poursuivre leurs activités et à forcer leurs employés à travailler alors qu’ils n’œuvrent pas dans des secteurs vitaux. Le bureau appelle les autorités à intervenir pour fermer ces entreprises qu’il juge irrespecteuses de la vie de leurs employés ainsi que de la santé des Tunisiens.
L’UGTT appelle le gouvernement et les chefs d’entreprise à garantir les salaires des employés tout au long de la crise. Elle demande au gouvernement de prendre des mesures sociales supplémentaires plus efficaces et incluant tous les catégories socioprofessionnelles, y compris les agriculteurs, les professions libérales et les TPE, notamment si le confinement sanitaire général sera prolongé et qu’il faudra recourir au chômage technique. Elle salue également les accords conclus entre plusieurs syndicats de base et les directions de leurs entreprises en ce qui concerne les salaires, les horaires de travail, les conditions de santé, de sécurité et de prévention.
La centrale syndicale met en garde contre l\’exploitation de la période de crise épidémiologique pour faire main basse sur les acquis du peuple des entreprises publiques, sous le couvert de «réformes douloureuses» ou en détourant une procuration constitutionnelle mise en place pour la lutte contre l\’épidémie du Covid-19, pour étendre les pouvoirs au détriment des libertés et des droits économiques et sociaux des Tunisiens.
I.N










