A quelque chose, malheur est bon : cela doit être le sentiment dominant.
Devant une pandémie aussi ravageuse, il faut se dire que la fin va être heureuse. Sombrer dans le mauvais sang et les mauvaises visions, c’est précipiter, du moins moralement, notre perdition.
Certes le malaise est ambiant, le mal est profond, l’incertitude est le pire des sentiments et personne ne sait, aujourd’hui, où va-t-on ?
C’est dur ! C’est une véritable torture !
En effet la planète vit à l’heure des … chiffres. Quotidiennement, on s’interroge, combien de personnes ont cessé de vivre !
Les communiqués sont guettés sans gaieté, et le malheur, c’est que cette pandémie est devenue une question de comptabilité !
L’homme, impuissant, est ridiculisé, et on s’accroche, tous, au génie de nos savants pour trouver le bon médicament.
Nos savants ? Nos médecins, chercheurs ? Nos sauveurs ? Nos soldats blancs du bonheur ?
Ils sont notre source de bonheur. La seule, l’unique, c’est, bien sûr, leur devoir.
Au fait, comment sont-ils protégés ?
N’ont-ils pas, souvent, été agressés ?
Rien qu’il y a, trois jours, au centre des brûlés de Ben Arous, ils ont vu leurs voitures saccagées ! « Crimes de guerre », n’est-ce pas chère autorité ?
Est-ce, ainsi, qu’ils sont récompensés ?
Au fait, après plus de dix ans d’études supérieures, combien sont-ils payés ?
Une leçon, une nouvelle donnée : il est temps de revoir l’ordre des priorités ! Et de respecter (enfin) nos sommités !










