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Yadh Elloumi abuse d’abord, injurie après et pleurniche ensuite

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    La polémique du jour, puisqu’il en faut bien une pour occuper les médias et nous éloigner de ce qui est plus important. Le clash entre Yadh Elloumi et Abir Moussi.

    Après les déclarations de Mme Moussi et les démentis de M. Elloumi, fortement appuyé par son parti qui a diffusé un communiqué, l’opinion ne sait plus qui croire. La députée du PDL jure ses grands dieux qu’elle a été injuriée, alors que le député de Qalb Tounes dément catégoriquement et menace de porter plainte. Plus tard dans la soirée d’hier, il a publié un deuxième post Facebook dans lequel il s’en prend aux sympathisants du PDL qui s’en sont pris à sa petite famille et ses filles, à coups d’injures. Ce matin, il a commencé son tour des radios pour clamer innocence de toute accusation d’injures et de sexisme.

     

    Qu’en est-il de la vérité et de ce qui s’est réellement passé ? Deux vidéos, l’une filmée par Abir Moussi elle-même et l’autre filmée par la chaîne Al Hiwar Ettounsi, démontrent clairement qui a débuté les hostilités ce mardi 21 avril lors de l’audition du ministre de l’Industrie dans la commission de la réforme administrative. Audition où Yadh Elloumi est rapporteur et était en rapport avec le scandale du conflit d’intérêts dans lequel s’est retrouvé le ministre Salah Ben Youssef.

    La parole a été donnée à plusieurs députés, dont Mohamed Affes (6\’11\’\’), Férida Laabidi (5\’21\’\’), lui-même (7\’31\’\’) et Jawhar Maghrebi (5\’29\’\’). Quand le tour de Abir Moussi pour parler est venu, on a décidé, soudain, de limiter le temps de parole, alors que ce temps de parole est libre en commission et n’est restreint par aucune durée. On entendait Yadh Elloumi prétexter le temps précieux du ministre, d’où sa décision unilatérale.

    Sauf que le président de la commission n’a laissé parler Abir Moussi que deux minutes 38 secondes tout en déclarant qu’il lui a laissé trois minutes, comme si on était en plénière.

    La députée a beau lui demander de lui montrer les trois minutes dont il parle, lui faire remarquer que non seulement elle n’a pas atteint les trois minutes, mais en plus que ceci est illégal, le président, appuyé d’après la vidéo par Yadh Elloumi, a insisté pour lui couper la parole et l’empêcher d’auditionner le ministre.

    Ce qu’elle avait à dire est assez délicat puisqu’elle pointait du doigt, preuves à l’appui, le conflit d’intérêts et les manipulations et mensonges éhontés observés.

    En dépit de son insistance, et ce en termes corrects, Mme Moussi a continué à essuyer le niet catégorique du président et de Yadh Elloumi, jusqu’à la décision de suspendre la séance. C’est alors qu’elle s’est écriée pour dire que cette commission est la « commission du camouflage de la corruption » devant les rires moqueurs de tous les députés opposants présents.

     

    En guise de réplique, Yadh Elloumi s’est levé en pointant Abir Moussi avec son doigt, puis des gestes dédaigneux de la main, en la traitant de « enti el fessed nefsou, ma fammech ma efsed mennek ». Et voilà l’injure grossière ! Car si Mme Moussi a accusé une commission, M. Elloumi a accusé une personne et ceci est une injure qui tombe sous le coup de la loi.

    Mais il y a pire, car le mot « fessed » a une double interprétation. En langue arabe, il signifie corruption, mais en dialectal tunisien il signifie luxure. Et quand il est adressé à une femme, il signifie (toujours en dialectal tunisien) prostituée.

    Ici s’arrête la vidéo de nos confrères d’Al Hiwar Ettounsi qui ont délibérément coupé la suite, là où Yadh Elloumi dit à Abir Moussi que sa place est à Abdallah Guech (maison close de Tunis). Question d’éthique, Al Hiwar n’a pas diffusé ce passage, mais notre consœur Myriam Belkadhi affirme posséder l’enregistrement. Or Yadh Elloumi dément catégoriquement avoir prononcé ces mots.

     

    Qu’il démente ou pas, ce que nous diffusons ici dans Business News suffit pour constater ses injures. Il se trouve qu’il a multiplié hier soir et ce matin les démentis et tente de renverser la vapeur en disant être victime lui-même ainsi que sa famille d’injures de sympathisants de Mme Moussi. Pire, il a trainé avec lui son parti Qalb Tounes qui s’est empressé de publier un communiqué tard le soir avant même de vérifier l’authenticité des propos du député.

    Yadh Elloumi, qui menace de porter plainte contre tout le monde, n’intimide personne finalement. Les vidéos et les faits montrent clairement ses injures et ses démentis mensongers…

     

    R.B.H

     

     

     

     

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