Alors que 100% des fonctionnaires du secteur public ont pu toucher leur salaire du mois de mars et du mois d’avril en intégralité, les salariés du privé ont été frappés de plein fouet par la crise du coronavirus.
Selon une étude de l’Institut arabe des chefs d’entreprises, rendue publique mardi 28 avril 2020, on apprend que 9,35% des entreprises tunisiennes n’ont pas pu payer en intégralité ou totalement (8,16%) les salaires du mois de mars.
Pour celles qui n’ont pas du tout payé de salaires pour leurs employés, on constate que c’est le cas de 14,29% des très petites entreprises, 8,16% des petites entreprises, 11,29% des moyennes entreprises et 2,56% des grosses entreprises.

Pour celles qui ont payé un salaire intégral (87,18%) ou une partie du salaire, 26,2% parmi elles ont eu recours à un crédit ou découvert bancaire et 20% grâce à un apport de leur(s) actionnaire(s).
Pour le mois d’avril, 54% seulement des entreprises interrogées ont déclaré qu’elles vont pouvoir payer le salaire de leurs employés en intégralité. 29,63% parmi elles vont avoir recours à un crédit ou découvert bancaire et 18,52% vont devoir emprunter auprès de leur(s) actionnaire(s).
Une politique de serrage de ceintures est prévue dès le déconfinement (prévu lundi prochain) et ce sont les salariés qui vont devoir payer les pots cassés. 42% des entreprises interrogées vont ainsi devoir licencier du personnel avec une diminution prévue de l’ordre de 30% !
Cette diminution des postes d’emploi touche 46% des petites entreprises, 15% des très petites entreprises, 17% des grosses entreprises et 22% des moyennes entreprises. Cette réduction du personnel passera, en majorité, par le non-renouvellement des CDD (64,94%).
Ces entreprises prévoient une réduction de leur chiffre d’affaires de 24,63%.
A noter que 47% des entreprises interrogées sont en situation de cessation totale d’activité, tous secteurs confondus.
L’étude a été réalisée par l’IACE les 12 et 13 avril en mode Cati pour un échantillon de 600 entreprises.
Cliquer ici pour télécharger l’étude dans son intégralité
R.B.H










