Le chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh, a adressé, ce dimanche 3 mai 2020, ses vœux aux journalistes à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse.
« Elyes Fakhfakh adresse ses salutations sincères à tous les journalistes et à la famille élargie de la presse pour leurs efforts visant à garantir le droit du citoyen à l\’information et à des médias nationaux libres, pluralistes et indépendants qui jouent leur rôle dans la perpétuation des principes de la constitution de la deuxième République, dont le plus important est la liberté d’expression et de l’\’information » indique le communiqué publié par la présidence du gouvernement.
Le chef du gouvernement a réitéré son soutien à la liberté de la presse comme l\’un des droits les plus importants acquis après la révolution et comme l\’un des principaux piliers de la démocratie en Tunisie.
Il a renouvelé son engagement à fournir toutes les garanties législatives, structurelles et juridiques concernant la liberté de la presse et achever de consolider l’indépendance de ses structures, institutions et contenus de toutes les formes d\’ingérence et d’instrumentalisation.
Elyes Fakhfakh a considéré que le respect des droits professionnels et matériels des journalistes et l\’amélioration de leurs conditions de travail sont une garantie fondamentale pour la promotion de la liberté de la presse affirmant que le dossier de la réforme de la presse devrait figurer parmi les priorités des réformes nécessaires dans le cadre d\’un programme global et structurel, après approfondissement des consultations avec toutes les parties représentant le secteur.
Il a souligné, par ailleurs, que les entreprises médiatiques sont couvertes par les mêmes mesures sociales et économiques que le gouvernement a approuvées pour accompagner les entreprises touchées par les répercussions de la pandémie du Covid-19.
Des mesures qui seront plus que les bienvenues dans la mesure où le secteur de la presse n’a pas été épargné par les impacts économiques de la pandémie. Le Centre de Tunis pour la liberté de la presse (CTLP) a démontré dans son rapport annuel publié hier que, cette année, la crise du Covid-19 et ses répercussions ont régné sur le secteur médiatique. Ce même rapport démontre que 54,8% des journalistes interrogés n’ont pas reçu l’intégralité de leurs salaires. 33,9% parmi eux assurent que la retenue sur leurs salaires varie entre 27,4% et 11,3%. Le même questionnaire relève que la majorité des établissements médiatiques n’ont pas mis à la disposition des journalistes les moyens de protections nécessaires.
D’autre part, 72,6% des journalistes interrogés ont affirmé que l’Etat n’a pris aucune mesure d’accompagnement économique en faveur de la presse.
M.B.Z










