Le président du conseil de la Choura d\’Ennahdha Abdelkarim Harouni est revenu, ce lundi 4 mai 2020, sur la relation épineuse entre Ennahdha et le mouvement Echaâb au sein de la coalition gouvernementale.
M. Harouni a expliqué cette relation tendue entre les deux partis par l’expérience nouvelle du mouvement Echaâb au sein du pouvoir et avec la démocratie, en réponse à une question d\’Elyes Gharbi dans l\’émission Midi Show sur Mosaïque FM.
Il a avoué qu’il y avait des difficultés au sein de la coalition au pouvoir et que son parti était conscient de ces difficultés dès les négociations pour la constitution du gouvernement : « Il y a les partis qui se sont habitués à être dans l’opposition, ceux qui ont des problèmes idéologiques politiques avec Ennahdha et d’autres qui ont entravé des gouvernements ».
« Ces partis se retrouvent aujourd’hui confrontés à l’examen du pouvoir, pour la première fois. Et nous voulons les encourager car gouverner est plus difficile qu’être dans l’opposition. Nous les encourageons à s’entendre avec Ennahdha et toute autre partie car le consensus est plus difficile que la dissension», a-t-il estimé.
Le président du conseil de la Choura a soutenu qu’Ennahdha n’était pas étonné de trouver des difficultés dans le démarrage de cette coalition au pouvoir.
«Nous allons bâtir la confiance et trouver des mécanismes de concertation et de travail collectif au sein du gouvernement pour atteindre la solidarité gouvernementale car on ne peut pas considérer le gouvernement comme un ensemble de ministres dont chacun gouverne à sa manière. Avec le temps, les choses évolueront vers le partenariat et la solidarité gouvernementale. En tant que mouvement, nous avons demandé la mise en place d’un pacte éthique et politique entre les différents participants au sein du gouvernement et dans le Parlement pour pouvoir passer ensemble des projets de loi, gouverner ensemble dans le respect et collaborer pour l’intérêt du pays», a-t-il affirmé. Et de rappeler qu’Ennahdha est le seul parti, au pouvoir depuis 2011 et capable de travailler avec tout le monde.
S’agissant du bilan gouvernemental, Abdelkarim Harouni a souligné que le gouvernement n’avait que deux mois d’âge et qu’il fallait faire preuve d’indulgence avec lui, ajoutant que dès son entrée en activité, il s’est retrouvé face à une menace mondiale sans précédent.
«On salue le gouvernement et on le soutient, on salue aussi les ministres qui travaillent d’arrache pied et notamment ceux d’Ennahdha qui sont en première ligne et qui ont de bons résultats. Le bilan du gouvernement est globalement positif et s’il y a des erreurs, on peut y remédier et les corriger. Mais maintenant, l’heure n’est pas aux évaluations des institutions de l’Etat», a-t-il martelé.
I.N










