Invitée d’Elyes Gharbi dans l’émission Midi Show du mardi 5 mai 2020 sur Mosaïque FM, la présidente du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, est revenue sur le projet de motion – déposée lundi par le bloc parlementaire – sur le rejet de toute ingérence étrangère en Libye.
Le président du Conseil présidentiel du gouvernement libyen d\’entente nationale Fayez al-Sarraj est appuyé par la Turquie et le Qatar alors que le maréchal Khalifa Haftar, bénéficie d’un soutien militaire d’une coalition composée des Émirats arabes unis, de l\’Arabie saoudite et de l\’Égypte.
Abir Moussi a souligné l’importance de prendre une position sans équivoque vis à vis du dossier libyen précisant que les dispositions de l’article 141 du règlement intérieur de l’Assemblée des représentants du Peuple (ARP) autorisaient le président d’un bloc parlementaire à soumettre une demande obligeant le Parlement à s’exprimer sur la question, de par le rôle que joue la Tunisie dans le maintien de la paix dans la région du Maghreb, en particulier.
Notant que ni le pouvoir exécutif ni le pouvoir législatif ne s’est clairement prononcé sur le rejet d’une ingérence étrangère en Libye, elle a évoqué « une dangereuse intention » d’établir une base logistique sur le territoire tunisien afin de faciliter – avec l’accord de Rached Ghannouchi – l’intervention turque et, dans une moindre mesure, l’intervention qatarie en Libye sous couvert d’accords économiques.
« Ce qu’entend faire le président du Parlement, ne doit aucunement passer par le Parlement. Il ne doit pas devenir le bras de Ghannouchi pour que ce dernier puisse appliquer sa propre politique », a-t-elle déclamé rappelant les « relations douteuses » du président du Parlement tunisien avec son fidèle disciple turc et les deux accords qu’il souhaitait faire passer en urgence au vote (l’accord de l’encouragement et de la protection mutuelle des investissements entre la Tunisie et la Turquie et l’accord sur la création du siège de Qatar Fund for development en Tunisie).
Abir Moussi a également appelé les députés à prendre leurs responsabilités et voter le projet de motion afin d’adopter une position unifiée.
N.J










