.
Le député Tahya Tounes, Hichem Ben Ahmed, a publié dans la soirée de ce mardi 5 mai 2020, un long statut sur les réseaux sociaux dans lequel il a livré sa lecture des évènements nationaux liés à la crise sanitaire causée par le Covid-19.
Hichem Ben Ahmed a évoqué les actions de solidarité, les projets humanistes qui l’émeuvent, soulignant que le peuple tunisien n’a finalement jamais raté ses rendez-vous avec l’Histoire.
« Je lis aussi de nos acteurs politiques des réactions critiques, elles sont normales, mais quelquefois agressives, et c’est excessif, sur l’action du Gouvernement .Nous avons la chance d’être en démocratie et qu’il est juste que le travail du gouvernement se déroule sous le contrôle de l’ARP et bien sûr de la société civile… Face à cette crise mondiale, le bilan global des choix de ce Gouvernement est positif » a indiqué le député qui estime que face à cette crise mondiale, le bilan global des choix de ce Gouvernement est positif.
« Ailleurs, des pays bien plus riches, des Démocraties bien plus anciennes, en sont à gérer des cimetières débordés, des hôpitaux asphyxiés, et des arbitrages tragiques pour savoir qui soigner et qui abandonner. En Tunisie, des décisions essentielles ont été prise très tôt, de la fermeture des frontières, au contrôle des aéroports, en passant par les autres limitations des déplacements tel que le confinement etc. L’approvisionnement en nécessités de base a été sauvegardé malgré une économie mise en arrêt brutal. Une politique sociale pour les plus démunis a été mise en place et il semble qu’elle commence enfin à bien fonctionner » a-t-il poursuivi, rappelant que toutes ces mesures sont issues du travail acharné de la nouvelle équipe gouvernementale qui fait face depuis sa prise de pouvoir à une situation inédite.
« … En tant qu’ancien Commis de l’Etat, je sais combien ces postes sont quelques fois épuisants malgré l’honneur et le plaisir de servir, avec humilité. Vous êtes appelés à prendre des décisions essentielles, à travailler sans horaires sans repos au détriment de votre famille et quelquefois de votre santé… Et ça, ce n’est qu’en en temps de paix ! Alors imaginons ce que subissent ces femmes et ces hommes qui sont aux responsabilités aujourd’hui, et qui doivent depuis plusieurs semaines, gérer une situation intenable, sans beaucoup de moyens, et sous une terrible pression quotidienne » a ajouté M. Ben Ahmed.
Evoquant les critiques qu’il juge parfois non constructives le député Tahya Tounes et ancien ministre des Transports, a souligné que vouloir écarter ceux qui agissent au risque de commettre des faux pas n’est pas la solution et que le mieux est de les encourager à corriger.
« Nous déversons commodément notre angoisse et nos peurs sur un Gouvernement pourtant chargé de nous sortir de la tourmente. Ces choix, bon ou mauvais, sont en tout état de cause, animés, je pense, de bonnes intentions. Je rappelle encore une fois que l’ennemi est ailleurs, et il s’appelle Covid-19. Nous sommes en guerre et nous sommes fragiles. L’heure est à l’union devant ce danger. Le temps des bilans viendra, et nous saurons être vigilants » a-t-il tenu à expliquer.
En tant que député, Hichem Ben Ahmed s’est dit attentif au travail des membres du gouvernement et qu’il est prêt à réagir s’il le juge nécessaire affirmant qu’il s’inquiète plus aujourd’hui de voir une solidarité nationale qui peut se fissurer devant les difficultés, que des calculs purement politiques.
« Nous traversons une des plus grandes tempêtes de notre histoire, ne tapons pas sur l’équipage. Nos institutions démocratiques fonctionnent et sont mises à l’épreuve. Ne les détruisons pas. Aujourd’hui c’est tout le pays, toute la Tunisie qui doit se mobiliser contre un péril qui n’est pas encore vaincu. Les tunisiens l’ont prouvé de par le passé, ils sauront inventer des opportunités économiques et industrielles dans le monde post-covid-19. Notre volonté, notre position géographique, notre savoir-faire nous aideront à construire l’avenir et même un avenir meilleur. Quant à nos querelles politiques, nous y reviendrons bien sûr, pour le plus grand bien de notre démocratie. Pour le moment l’heure est à l’union, à la solidarité nationale » a-t-il conclu.
M.B.Z













