Sept partis politiques ont réclamé, dans un communiqué conjoint publié le 4 mai 2020, la libération des trois syndicalistes arrêtés à Sfax pendant près d’un mois, dans le cadre de l’affaire du député Al Karama, Mohamed Affes.
Les sept partis ont aussi appelé à l’ouverture d’une enquête sérieuse et objective dans cette affaire, en insistant sur l\’importance de l’indépendance du pouvoir judiciaire et la non-utilisation de la justice pour régler des comptes politiques et dénigrer les organisations.
Il s’agit du Courant populaire, le Parti des travailleurs, le Pôle démocrate, le Parti socialiste, le Mouvement Baath, le mouvement Tunisie en avant.
Ces partis considèrent que la décision d’émettre un mandat de dépôt à l’encontre des accusés dans l’affaire Affes est « une décision politique prise sous la pression d’une partie politique parlementaire rétrograde qui n’a jamais cessé de crier son hostilité envers les syndicalistes et l’UGTT ».
Le député Al Karama Seif Eddine Makhlouf a répliqué ce mercredi 6 mai 2020, en accusant la LTDH et les partis signataires du communiqué de soutenir le banditisme et la violence de l’UGTT. Le député Al Karama dit que la LTDH et les sept partis ont condamné celui qui a recouru de manière civilisée à la justice ajoutant qu’ils considèrent la critique du banditisme de l’UGTT comme un crime et le blasphème comme une forme de liberté d’expression. Il fait ici référence à l\’affaire de l\’internaute qui a partagé une parodie du Coran.
I.M










