Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Un Etat qui ne tient pas parole ne peut être pris au sérieux

Article réservé aux abonnés

Écouter cet article

0:00 0:00

     

    Une décision incompréhensible annoncée par le ministère du Commerce. Hypermarchés et Mall ne sont pas concernés par la reprise dans le cadre du confinement ciblé. Il était question, depuis l’annonce de la stratégie de déconfinement progressif par la ministre en charge des Grands projets, Lobna Jeribi, que les centres commerciaux et les grandes surfaces rouvrent le 11 mai. Le ministère du Commerce a par la suite publié un document fixant les détails de la reprise à la même date.

     

    Qu’est-il arrivé entre temps, pour que le gouvernement rétropédale et ne tienne pas parole ? La situation épidémiologique étant ce qu’elle est – la Tunisie tirant son épingle du jeu- aucune raison ne pouvait donc justifier une décision qui sera lourde de conséquences pour les centaines, voire les milliers de commerçants et employés. Cerise sur le gâteau, le département ne daignera les informer de la date de reprise que le 14 mai. Le manque à gagner sera conséquent, d’autant que ces espaces ont d’ores et déjà mis en place toute une logistique pour la reprise prévue le 11 mai. Des campagnes publicitaires ont été lancées et tout était prêt pour la reprise de ce lundi. A un jour de l’échéance promise, surprise générale, les portes resteront fermées ! Aux commerçants qui paient des loyers onéreux, qui sont tenus de rémunérer leurs employés, qui attendaient l’ouverture et l’aubaine de l’aïd pour faire tourner la roue, le gouvernement a promptement tourné le dos.

     

    Hédi Baccour, président de la Chambre des hypermarchés, n’a pas manqué d’exprimer son étonnement. Il dit ne pas comprendre que le gouvernement décide de but en blanc de maintenir les grandes surfaces fermées. Il faut dire que les mesures sanitaires prises par ces espaces ont été acceptées et validées par les autorités. Un revirement, sans crier gare, surprenant. « Si le gouvernement a jugé insuffisantes les mesures de sécurité que nous avions l’intention de mettre en place à la réouverture des hypermarchés, il fallait plutôt nous demander de les améliorer ». Résultat des faits : les espaces frappés du sceau de l’interdiction avaient déjà passé commandes et rappelé le personnel qui était en chômage technique. Des gens travaillaient d’arrachepied depuis une semaine pour assurer la réouverture.

     

    L’incompréhension est totale et ce qui l’est encore plus c’est cette manie qu’a le gouvernement de se rétracter sans crier gare, sans prendre en considération l’impact de telles décisions sur les employés et les entreprises, mais aussi sur sa propre image. Peut-on prendre au sérieux un Etat qui envoie paître une parole donnée ? Serait-il encore possible de parler de prestige de l’Etat quand les règles élémentaires ne sont pas appliquées par ceux qui sont censés donner l’exemple ?

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *