Le président du conseil de la Choura du mouvement Ennahdha, Abdelkarim Harouni, est revenu, dans la soirée de dimanche 10 mai 2020 lors d’une interview diffusée sur la chaîne privée Hannibal TV, sur les menaces de mort dont la députée et présidente du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, serait l’objet.
Abir Moussi a publié, vendredi, une vidéo sur les réseaux sociaux indiquant qu’elle avait été convoquée par l’unité d’investigation dans les crimes terroristes pour l’informer de menaces de mort la visant.
Soulignant qu’Ennahdha a, maintes fois, mis en garde contre la violence et exhorté le peuple tunisien à résister face aux incitations à la haine pour réussir la réconciliation nationale, le président du conseil de la Choura au sein du mouvement Ennahdha a assuré que son parti se tiendrait debout contre toute menace de mort visant ses adhérents ou toute autre partie.
Il a, également, noté que Abir Moussi devrait se prononcer sur les parties qui seraient derrière les menaces de mort la visant, si elle les connait.
Abdelkarim Harouni a, également, évoqué la position hostile de la présidente du PDL vis à vis du parti Ennahdha et son acharnement contre le président du Parlement Rached Ghannouchi, notamment sa réaction au communiqué de la présidence de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
La présidence de l’ARP a exprimé, dimanche, sa solidarité totale avec la députée qualifiant les parties derrière ces menaces d ‘ « ennemis de la religion et de la patrie ». Ce qui a suscité l’ire de Abir Moussi qui, d’ailleurs, a considéré le soutien de Rached Ghannouhci comme des « manœuvres qui ne passeront pas ».
Abdelkarim Harouni a, dans ce sens, traité Abir Moussi de « personnage frustré ». « Elle a un problème avec Rached Ghannouchi et Ennahdha (…). C’est un cas maladif et elle doit se remettre en question », a-t-il déclaré.
Le président du conseil de la Choura du mouvement Ennahdha n’a pas manqué, encore une fois, de défendre son parti contre les accusations l\’implicant dans les assassinats politiques qui ont secoué la Tunisie en 2013.
« Ceux qui sont impliqués dans les assassinats sont des ennemis de la religion et de la patrie. Ils ne reconnaissent ni la démocratie, ni Ennahdha, ni tout autre parti. La Troïka et Ali Laârayedh (membre d’Ennahdha et ancien ministre de l’Intérieur, ndlr) ont été les premiers à les démasquer et à les classer comme terroristes », a-t-il affirmé faisant, ainsi, référence au groupe salafiste djihadiste tunisien Ansar al-Chariâa – considéré, par la Gauche tunisienne comme « bras armé » d\’Ennahdha – accusé par le gouvernement de la Troïka d\’être derrière les assassinats des opposants Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi en février et juillet 2013.
N.J










