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Elyes Fakhfakh : Il est prématuré de dire que la Tunisie a vaincu le Covid-19 !

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    Le chef du gouvernement Elyes Fakhfakh a accordé une interview exclusive à la chaîne France 24, « Paris Tunis », conduite par le journaliste Taoufik Mjaied, ce mardi 12 mai 2020, pour revenir sur la situation sanitaire liée au Covid-19 dans le pays et les répercussions de la crise sur le plan économique et social.
     
     
     
    Maîtrise de la situation sanitaire
     
    Dans un premier temps, le chef du gouvernement a indiqué que la Tunisie a réussi relativement à maîtriser la situation sanitaire, à travers la stratégie anticipative mise en place par le gouvernement, soulignant que malgré les lourdes conséquences de cette crise sur l’économie nationale, le gouvernement a tenu à privilégier le capital humain en imposant le confinement total.
     
     
    Elyes Fakhfakh a indiqué que la Tunisie a entamé le confinement ciblé, mettant l’accent sur l’importance du respect des mesures d’hygiène et des règles imposées durant cette période. Il a, également, estimé qu’il est nécessaire de garantir la relance économique en soutenant les entreprises économiques lésées des répercussions de la pandémie et du confinement sanitaire. Dans ce contexte, M. Fakhfakh a rappelé que le gouvernement a accordé une grande importance au volet social, à travers les aides octroyées aux familles démunies.



    Une économie déjà difficile 


    Revenant sur la situation économique, le chef du gouvernement a indiqué que la relance économique fait partie de ses priorités absolues, d’autant plus que la situation économique initiale, soit avant la pandémie, n’était pas des plus solides. Ainsi, il a indiqué que des réformes s’imposent après le coronavirus pour pouvoir construire l\’économie du pays sur de nouvelles bases.



    De nouveaux conseillers qui font débat


    Interrogé sur la désignation de nouveaux conseillers à la présidence du gouvernement, alors qu’il venait d’évoquer les difficultés économiques du pays, M. Fakhfakh a affirmé que les dernières nominations se sont déroulées en toute transparence. « La coalition gouvernementale est composée de partis politiques qui ont le droit de savoir ce qui se passe au sein du gouvernement et servir d’intermédiaires entre le gouvernement et les blocs parlementaires des partis. Ceci va alléger une partie de mon travail et faciliter les choses. D’autre part, je n’ai que douze conseillers, ce qui est très infime par rapport aux gouvernements précédents ».


     
    La relation avec le chef de l\’Etat Kaïs Saïed


    Sur le plan politique, Elyes Fakhfakh est revenu sur sa relation avec le président de la République Kaïs Saïed, assurant qu’il entretient un excellent rapport avec le chef de l’Etat dans la mesure où tous les deux partagent la même vision, ambitionnent à un changement dans la vie politique en Tunisie et n’appartiennent à aucun lobby. « Le président de la République a été élu sans qu’il n\’existe un parti politique derrière lui. Pour ma part, personne n’était derrière moi. C’est lui qui m’a choisi et j’ai bénéficié de la confiance du Parlement ».


    Appels à la chute du gouvernement 
     
     
    Quant aux appels lancés sur les réseaux sociaux appelant à la chute du gouvernement, il a indiqué qu’il s’agit de tentatives désespérées pour semer la panique et la zizanie. Il a invité ceux qui lancent ces appels à réexaminer les résultats des dernières élections pour en tirer des leçons et comprendre que les choses ont réellement changé.



    Qalb Tounes au gouvernement: toujours pas à l\’ordre du jour


    Le chef du gouvernement a poursuivi dans le même contexte de la politique locale, assurant qu’il n’est pas vraiment pour les appels du mouvement Ennahdha pour un gouvernement d’union nationale, plus particulièrement, l’intégration du parti Qalb Tounes au sein du gouvernement. « Aujourd’hui, la priorité est à la relance économique. Certes, le renforcement de la coalition gouvernementale est important. Pour le reste j’étais clair dès le début : Je cherche la transparence et je ne veux pas de suspicions inutiles. D’ailleurs, le consensus large a déjà démontré ses limites. Aujourd’hui, toutes les familles politiques sont représentées au gouvernement, c’est suffisant ». 



    L\’Algérie, première destination après la crise


    Interrogé à propos de sa prochaine destination à l’étranger après la crise du coronavirus, le chef du gouvernement a révélé qu’il se rendra en Algérie, tenant compte des relations séculaires entre les deux pays et leurs préoccupations communes.
     
     
     
    La polémique de l\’avion turc
     
      
    Réagissant sur la polémique suscitée par l’affaire de l’avion turc chargé d’équipements médicaux à destination de la Libye, Elyes Fakhfakh a déclaré que la Tunisie est intervenue pour transférer les aides en Libye, estimant qu’il est inutile de se lancer dans les interprétations, d’autant plus que l’opération s’est déroulée en toute transparence.



    La presse, pilier de la démocratie



    Le chef du gouvernement est, également, revenu sur la polémique liée aux aides accordées par l’Etat aux médias, assurant que les aides profiteront aux médias opérant d’une manière légale. « La presse est l’un des piliers de la démocratie. Faut-il encore rappeler que les médias c’est des journalistes, des cadreurs, des techniciens…. C’est un secteur qui a subi les répercussions du Covid-19 comme tous les autres secteurs, et qui doit être soutenu par l’Etat ».
     
     
     

    Sarra Hlaoui

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