Dans la poursuite de leur combat – de quatre siècles maintenant – contre les emplois fautifs dans la langue française, les immortels de l’Académie française ont tranché en faveur de l’usage du féminin pour Covid-19.
Dans la section « Dire, pas dire » du 7 mai, l’Académie française explique : « Covid est l’acronyme de corona virus disease, et les sigles et acronymes ont le genre du nom qui constitue le noyau du syntagme dont ils sont une abréviation. On dit ainsi la S.N.C.F. (Société nationale des chemins de fer) parce que le noyau de ce groupe, société, est un nom féminin, mais le C.I.O. (Comité international olympique), parce que le noyau, comité, est un nom masculin. Quand ce syntagme est composé de mots étrangers, le même principe s’applique (…) On devrait donc dire la covid 19, puisque le noyau est un équivalent du nom français féminin maladie ».
L’Académie française a souligné que l’usage fréquent du masculin s’était fait par « métonymie ». « Il n’en reste pas moins que l’emploi du féminin serait préférable et qu’il n’est peut-être pas trop tard pour redonner à cet acronyme le genre qui devrait être le sien », a-t-on noté.
Cela dit, il se trouve que l’Académie française n’a pas été la seule à adopter le féminin pour Covid-19. L’Organisation mondiale de la santé (OMS), en avait décidé de même. Covid-19 est – comme l’a expliqué la plus augustes des institutions françaises – le nom de la maladie et non celui attribué au virus. Selon l’OMS, Covid-19 fait référence à : maladie à coronavirus 2019. Le virus, lui, porte le nom : coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2).
L’OMS explique aussi les raisons pour lesquelles certaines maladies portent des noms différents des virus qui les causent. Sur son site, elle avance : « Les virus sont nommés en fonction de leur structure génétique afin de faciliter la mise au point de tests de diagnostic, de vaccins et de médicaments (…). Le nom des maladies est choisi pour faciliter les discussions sur la prévention, la propagation, la transmissibilité, la sévérité et le traitement des maladies ».
L’OMS précise, par ailleurs, qu’elle a choisi d’utiliser la nomination « le virus de la Covid-19 » (notez-bien l’emploi du féminin !) dans sa communication pour éviter toute confusion avec l’épidémie SARS apparue en Asie en 2003.
N.J










