La présidente et députée du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, est revenue, dimanche 17 mai 2020, sur le sit-in que son bloc parlementaire observe actuellement à l\’ARP en réaction au « sabotage » et violences verbales dont il fait l\’objet.
Elle a souligné, au micro de 7 sur 7 sur Express FM, que les motifs du sit-in étaient « forts et justes » précisant que le bloc du PDL est en lutte contre « les écarts du Parlement et de sa présidence ».
« Rached Ghannouchi dit qu’il ne peut être auditionné que de son plein gré », a-t-elle affirmé évoquant le rejet de sa demande pour l’audition du président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) au sujet de « ses mouvements suspects » et relations avec des parties étrangères.
La présidente du PDL a réitéré que les élus d’Ennahdha et d’Al Karama l’avaient privée de son droit de s’exprimer précisant qu’aucun règlement ne lui interdit de brandir une pancarte « avec un message pacifique » ou de poser une photo de Habib Bourguiba sur son siège au Parlement.
« Ils veulaient simplement m’empêcher de présenter le projet de loi de la commission de l’Energie », a-t-elle soutenu.
Elle a, par ailleurs, menacé d’escalade si les choses ne reprenaient pas leur cours normal parlant du non-respect des procédures au sein du Parlement.
Elle a, dans ce sens, dénoncé les agissements du mouvement Ennahdha, notamment sa politique de deux poids deux mesures et son entêtement à cautionner les violences verbales contre le PDL.
N.J










