La situation des entreprises publiques tunisiennes sera examinée, à la loupe, par la Commission parlementaire de lutte contre la corruption et du contrôle de gestion des deniers publics et la Commission des finances.
Intervenu dans l’émission Expresso du lundi 18 mai 2020 sur Express FM, le président de la Commission des finances, de la planification et du développement et rapporteur de la Commission de lutte contre la corruption, Yadh Elloumi, a révélé que la gestion des entreprises publiques tunisiennes devenait inquiétante.
Ce constat a été établi lors d’une réunion des deux commissions susmentionnées pour examiner l’état des finances publiques. Il a été alors décidé de lancer l’examen de la situation des entreprises et banques publiques. La première à passer au crible est la Banque franco-tunisienne (BFT), à la renommée scandaleuse.
« Nous organisons une réunion en huis clos avec le ministre des Domaines de l’Etat, Ghazi Chaouachi et une délégation de représentants de la BFT », a indiqué Yadh Elloumi au micro de Wassim Ben Larbi ajoutant que d’autres banques publiques suivront.
Il a, également, souligné que l’objectif n’était pas de dresser des bûchers mais de permettre au Parlement d’avoir un œil sur la situation de la banque et des autres entreprises publiques tunisiennes.
Yadh Elloumi a, par ailleurs, pointé du doigt le manque de transparence dans l’octroi des prêts des banques publiques au profit des entreprises publiques.
« Quand un simple citoyen se rend à sa banque pour demander un prêt, on lui demande le détail de ses revenus et de sa capacité de remboursement. Chose qui n’est pas appliquée aux entreprises publiques. Comment peut-on accorder des prêts sans examiner les états financiers de ces entreprises ? », a dénoncé Yadh Elloumi.
Il a précisé que la dette publique représentait 95% du PIB tunisien, soit plus de cent milliards de dinars répartis entre les garanties de l’Etat et la datte publique qui d’élève à, elle seule, à 82 milliards, dont 70% en devises étrangères.
Yadh Elloumi a ajouté que la Commission convoquerait également les directeurs de Tunisie Autoroutes et de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG).
Le député est, par ailleurs, revenu sur la situation de la Société nationale d\’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE). La qualifiant de difficile, il a expliqué que les causes derrière les pertes enregistrées par la SONEDE demeuraient incompréhensibles.
N.J










