Le fondateur du parti Machrouû Tounes, Mohsen Marzouk, a été l’invité de Houna Shems du jeudi 21 mai sur Shems FM.
Interpellé sur les appels à une troisième République et le changement du système politique en Tunisie, Mohsen Marzouk a invité les députés à assumer leurs responsabilités et faire prévaloir l’intérêt du pays au lieu de se ranger du côté du président du Parlement, Rached Ghannouchi. Il a dénoncé, dans ce sens, la politique et relations extérieures de Rached Ghannouchi qu’il considère « missionné pour protéger les intérêts de la Turquie en Tunisie ».
Mohsen Marzouk est, par ailleurs, revenu sur le discours du chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh prononcé le mercredi 20 mai et ce qu\’il considère comme un échec du système politique.
Faisant référence à l’évaluation de la situation sanitaire, économique et sociale faite par Elyes Fakhfakh, qui considère que son gouvernement a réussi à maîtriser la situation et a vaincu la pandémie, Mohsen Marzouk a estimé que le gouvernement n’avait pas tenu ses promesses.
« Mis à part le geste folklorique du ministre de la Santé que nous avons vu distribuer des masques à mains nues, rien de la politique de prévention, notamment, la distribution des masques de protection, n’a été fait. Peu sont ceux qui respectent les mesures imposées de par, entre autres, l’indisponibilité des masques en quantité suffisante », a-t-il déclaré.
Mohsen Marzouk considère, en effet, que l’évaluation de la réussite ou de l’échec de la stratégie de lutte contre la pandémie Covid-19 dépend de plusieurs éléments. Le gouvernement Fakhfakh n’en a pris en considération que 1%, selon le fondateur de Machrouû Tounes.
Il a, ainsi, invité le chef du gouvernement à faire preuve d’humilité et lui a recommandé de ne plus communiquer sur ses souhaits comme si c’était une réalité.
« Ceci est un conseil gratuit que je lui donne et à son équipe de communication qui doit comprendre qu’en temps de crise, l’émotionnel et le story telling sont très importants », a-t-il indiqué.
« Sortir en mode momie parlante pour laisser ensuite son équipe gouvernementale décrypter ses messages ne rime à rien. Nous avons besoin d’être rassurés. S’il est incapable de le faire, qu’il engage un porte-parole », a martelé Marzouk notant l’absence du sentimental dans la relation entre les gouvernants et les citoyens « assimilés à des chiffres ».
Mohsen Marzouk a, rappelons-le, appelé, la semaine dernière à une troisième République qualifiant le système politique en place de « charogne ».
Machrouû Tounes n\’est pas le seul parti à souhaiter mettre fin au tourbillon politique actuel. Al Amal de l\’ancienne ministre du Tourisme, Salma Elloumi prétend au même projet.
Le président de la République a, également, évoqué ce projet de changement du système politique en janvier 2020.
N.J










