L’élu de Tahya Tounes, Walid Jalled a été l’invité de Houna Tounes sur Shems FM, mardi 26 mai. Il est revenu, entre autres, sur l’audition du président du Parlement, Rached Ghannouchi, prévue le 3 juin.
Expliquant que l’objectif est, notamment, de définir l’identité de ceux ou celui qui peut se permettre de s’exprimer au nom du Parlement, il a noté que la séance d’audition serait un premier avertissement et manifestation de rejet de la politique et des agissements de Rached Ghannouchi, président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
« Si ces agissement se perpétuent, nous n’hésiterons pas aller vers un retrait de confiance », a déclaré Walid Jellad.
Qualifiant Rached Ghannouchi de « personnalité provocatrice et incapable de fédérer », le député de Tahya Tounes a soutenu que le président du Parlement n’avait guère le droit de s’exprimer au nom du Parlement.
« Avant Ghannouchi, nous avions l’habitude de discuter et débattre des communiqués de l’ARP avant leur diffusion. Depuis Ghannouchi, tout est diffusé au nom de la présidence du Parlement », a-t-il précisé.
« Rached Ghannouchi a fait de la présidence du Parlement une institution à part. Ce qui est problématique et dangereux car cela peut provoquer des déséquilibres et des conflits », a-t-il ajouté.
Au sujet des relations qu’entretient Rached Ghannouchi avec certains chefs d’Etat, il a soutenu que le concept de diplomatie parlementaire était né avec Rached Ghannouchi, rappelant que la Tunisie a toujours adopté la neutralité dans les conflits internationaux.
« Rached Ghannouchi veut libaniser la Tunisie », a-t-il avancé.
Accusé de dépassement de prérogative, le président du Parlement sera auditionné le 3 juin, notamment, en ce qui concerne son dernier entretien téléphonique avec le chef du Conseil présidentiel du gouvernement d’entente nationale libyen, Fayez al-Sarraj.
N.J










