Les propos misogynes se suivent et se ressemblent. Il n’est pas étranger aux Tunisiennes d’être les cibles de commentaires rabaissants, parfois prononcés sous des faux airs de plaisanteries parfois « gentilles » et parfois plus virulents.
On l’a vu dans des campagnes publicitaires et on l’entend aujourd’hui sur les radios. Il y’ a deux semaines, c’était l’animateur sportif Haithem Rachdi qui affirmait haut et fort sur Express FM qu’il était incapable de regarder une émission sportive présentée par une femme. Hier c’est l’artiste Samir Agrebi qui disait que la créativité est étroitement liée à la masculinité « dans la mesure où elle requiert beaucoup de patience, une qualité dont sont dépourvues les femmes ».
« La femme pense que porter un enfant neuf mois prouve qu’elle est patiente mais neuf mois c’est peu, la gestation de l’éléphante dure deux ans » a ajouté l’artiste.
Évidemment, ces propos ont suscité un tollé de réactions sur la toile. On a traité Samir Agrebi d’envieux, de haineux et de misogyne lui rappelant que si les femmes créatrices sont plutôt évincées de la sphère artistique, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un conflit idéologique qui cantonne les femmes au rôle de muses et les hommes au rôle d’artistes.
Dans de nombreux pays, cette parité est d’ailleurs réclamée car au final la créativité n’a pas de genre, ni les autres domaines d\’ailleurs. Faut-il encore le rappeler au 21ème siècle?
M.B.Z










