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Mongi Marzouk ne respecte pas le confinement, passe l’aïd à Paris et y reste bloqué !

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    Le ministre tunisien de l’Energie et des Mines officie depuis l’étranger. Mongi Marzouk travaille à distance. Il fait le suivi des dossiers de son département et communique avec son équipe en télétravail. Non, le ministre n’est pas malade, il est bloqué à Paris ! Non, le ministre n’est pas parti à Paris en mission, mais pour célébrer la fête de l’aïd avec sa famille !

    Sans gêne aucune, Mongi Marzouk s’explique sur son absence en cette période de crise due à la pandémie de Covid-19 : « Puisque la situation sanitaire s’est stabilisée, j’ai profité des vacances de l’aïd pour rendre visite à ma famille à Paris. J’ai réservé mon billet aller-retour sur un vol Tunisair et j’ai respecté toutes les mesures sanitaires. Malheureusement, le vol de retour a été annulé. Je continue à assumer ma mission à distance et je me conformerai aux mesures d’isolement obligatoire à mon retour ».

     

    Le ministre, sans gêne aucune donc, admet publiquement qu’il a pris l’avion pour passer l’aïd avec sa famille, alors que le gouvernement, dont il est membre que l’on sache, a formellement interdit aux Tunisiens de se déplacer et de célébrer l’aïd en famille ! Les concitoyens de M. Marzouk -celui-là même qui doit donner l’exemple et faire montre de responsabilité- étaient interdits de quitter leur gouvernorat. Ses concitoyens ont été privés de l’aïd. Et qu’est-ce que fait le ministre pour donner l’exemple ? Il quitte carrément le territoire tunisien, sachant que seuls les vols de rapatriements sont autorisés jusqu’à nouvel ordre et que les frontières tunisiennes sont fermées depuis le 18 mars.

     

    Mongi Marzouk ne semble pas saisir le caractère scandaleux de ses agissements. Pour moins que ça les Britanniques ont été outrés parce que Dominic Cummings, conseiller spécial du Premier ministre, Boris Johnson a violé les règles du confinement. Et encore, Cummings n’avait pas quitté le territoire, mais s’était rendu dans une autre ville. Tout le pays a été scandalisé et la polémique a ébranlé le gouvernement Johnson. Dans une démocratie qui se respecte, la conséquence d’un tel écart, a été de réclamer la démission du conseiller spécial.

     

     

    I.L.

     

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