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Rached Ghannouchi se plaint sur Al Jazeera

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    Le président de l’ARP, Rached Ghannouchi, a accordé une interview à Al Jazeera, publiée ce mardi 2 juin 2020.

     

    Rached Ghannouchi a commenté les récents appels à la dissolution du parlement, affirmant qu’il s’agit d’une tentative menée, avec l’aide notamment de médias étrangers, pour déstabiliser la Tunisie et entraver sa transition démocratique en servant des agendas locaux et internationaux.

     

    « Quant aux appels à renverser le gouvernement ou à retirer la confiance du président de l\’Assemblée des représentants du peuple, ce sont des questions qui sont régies par la constitution et le règlement intérieur du parlement. Elles sont déterminées par des procédures et des dispositions spécifiques qui doivent être respectées, sinon, nous irions vers le chaos…Certaines veulent profiter de ce contexte économique et social difficile mais la priorité des Tunisiens n’est pas de dissoudre le parlement » a-t-il poursuivi.

     

    Rached Ghannouchi a ensuite affirmé que l’expérience démocratique tunisienne est menacée par des parties étrangères et notamment des pays du Golfe qui veulent à tout prix gâcher la vague du printemps arabe en lançant des campagnes d\’incitation et de diabolisation et en allant même jusqu’à attiser les conflits et guerres civiles, dans les pays qui ont connu une révolution populaire, en armant les milices comme c’est le cas en Libye. « Ennahdha est particulièrement ciblé parce qu’il est la locomotive du processus démocratique » a ajouté le président du parlement.  

     

    Sur la question de l’élargissement de la coalition gouvernementale et en particulier l’entrée de Qalb Tounes dans le gouvernement d’Elyes Fakhfakh, Rached Ghannouchi a indiqué que l’appel de son parti à un gouvernement bâti sur un large consensus est uniquement motivé par l’intérêt du pays, surtout dans ce contexte difficile qui nécessite une majorité parlementaire pour faciliter le vote des projets de loi.

     

    Il a également commenté, en ces termes, la déclaration du 23 mai de Kaïs Saïed qui affirmait que la Tunisie n’a qu\’un seul président à l’intérieur et à l’extérieur du pays : « Oui, la Tunisie a un président dans un système politique non présidentiel, et l\’utilisation du terme «trois présidences» est une utilisation correcte en termes d\’expression des pouvoirs et des prérogatives. C’est pour souligner la séparation des pouvoirs stipulée par la constitution qu’on le dit et non pour évoquer leur fusion, car le pouvoir est réparti par la constitution, et chaque président a un domaine de compétence et des pouvoirs définis par la constitution. Dans un système démocratique celui qui a un pouvoir ne tente pas de s’approprier les prérogatives d’un autre ».

     

    Sur la situation en Libye, Rached Ghannouchi a souligné qu’il défend une solution à la crise libyenne qui passe nécessairement par le dialogue entre les parties libyennes elles-mêmes. « Notre position qui est la même que la position officielle de l\’Etat tunisien était et est toujours cohérente avec les orientations de la communauté internationale pour soutenir les forces légitimes en Libye, et c\’est ce qui impose la communication avec le gouvernement de Tripoli qui est reconnu sur le plan international… La neutralité négative sur la question libyenne n\’a pas de sens, nous avons donc appelé et nous appelons toujours à une neutralité positive en poussant les parties libyennes à s’entendre et à trouver une solution politique et pacifique à leur différend » a-t-il conclu.

     

    M.B.Z

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