Le chef du bloc parlementaire Al Karama, Seïf Eddine Makhlouf est intervenu lors de la plénière de ce mercredi 3 juin 2020, pour insulter les syndicalistes de l’UGTT dans le cadre de l’affaire du député de son bloc Mohamed Affes. Il a profité de son point d\’ordre pour accuser, par la même occasion, l’ancien président de la République, Feu Béji Caïd Essebsi, d’avoir introduit des armes en Libye.
Seif Eddine Makhlouf a indiqué qu’il n’allait pas intervenir dans la mesure où il ne reconnait pas la partie initiatrice du projet de la Déclaration. « Je ne reconnais pas les ennemis de la démocratie et de la liberté. Ils ont remué ciel et terre à cause d’un coup de fil alors que Béji Caïd Essebsi avait introduit des armes en Libye et personne n’a bougé ».
Il a poursuivi : « Je ne vais pas m’étaler sur ce sujet, mais je veux parler de ceux qui démentent le député Mohamed Affes. Ceux qui l’ont agressé comme des animaux et lui ont déchiré ses vêtements. Ces gens qui ont été condamnés par la justice prétendent qu’il a mis en place tout un scénario. Mohamed Affes a été victime d’une agression barbare. Barbares ! Animaux !.. », s’écrie-t-il avant que le vice-président du Parlement Tarek Fetiti ne lui coupe le micro.
Le député Al Karama et dirigeant de cette coalition semble devenir un pro des insultes et des grossièretés. Ainsi après avoir insulté publiquement le journaliste et chroniqueur Haythem Mekki en le traitant de chien, le voilà insultant la plus grande organisation nationale dans le pays en s’attaquant aux syndicalistes. En outre, les accusations post mortem infondées sont, visiblement, devenues une deuxième vocation du député, qui n’a pas hésité à lancer une accusation de la plus haute gravité à l’encontre de l’ancien président défunt Béji Caïd Essebsi sans présenter la moindre preuve ou argumentaire.
S.H










